BOSTON — Des immigrants haïtiens et salvadoriens ont intenté une poursuite judiciaire contre le président américain Donald Trump, jeudi, affirmant que la décision de son administration de mettre fin au statut de protection temporaire qui les protégeait de la déportation a des motivations racistes.

La poursuite, déposée devant la Cour fédérale à Boston, vise à bloquer la décision de l’administration sur la fin du statut de protection temporaire dont bénéficient des milliers de ressortissants haïtiens et salvadoriens. Elle fait valoir que la décision de M. Trump de mettre fin au programme émane d’une hostilité envers les immigrants non blancs, et cite des commentaires faits par Donald Trump en campagne électorale et depuis qu’il est devenu président.

«Aujourd’hui, nous traçons une ligne dans le sable et disons que les politiques gouvernementales ne peuvent se fonder sur des préjugés et de la discrimination», a déclaré Oren Sellstrom, directeur du contentieux de l’organisation Lawyers’ Committee for Civil Rights and Economic Justice, qui a déposé la poursuite.

Le statut de protection temporaire protège de la déportation les ressortissants de pays touchés par des conflits armés, des catastrophes naturelles et d’autres problèmes majeurs. Le programme a été plusieurs fois reconduit pour les Haïtiens depuis le tremblement de terre de 2010. Les Salvadoriens détenaient ce statut depuis les séismes qui ont dévasté le pays en 2001.

En janvier, la secrétaire à la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen a annoncé la fin de la protection des Salvadoriens, qui ont jusqu’au 9 septembre 2019 pour quitter les États-Unis ou faire face à la déportation. Quelques mois plus tôt, l’administration avait mis fin au programme pour les Haïtiens, qui doivent quitter le pays ou régulariser leur statut avant le 22 juillet 2019. Les Nicaraguayens sont également visés et ont jusqu’au 5 janvier 2019 pour partir. Une décision visant les immigrants honduriens est attendue plus tard cette année.

Ces décisions touchent plus de 200 000 Salvadoriens et 90 000 Haïtiens vivant aux États-Unis, selon la poursuite.

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