The Associated Press Angela Merkel

BERLIN — La chancelière allemande Angela Merkel a réussi à convaincre son parti de se ranger derrière une nouvelle coalition pour former le gouvernement, qui sera constitué avec les sociaux-démocrates de centre gauche.

Mme Merkel a reçu lundi le soutien d’une majorité écrasante de délégués en faveur de l’entente qui, selon elle, traite des thèmes de prédilection de son parti, l’Union chrétienne-démocrate (UDC), soit la famille, la sécurité et la croissance économique.

Parmi les quelque 1000 délégués réunis à Berlin, seulement 27 ont voté contre l’entente, qui avait suscité les critiques des plus conservateurs de la formation politique. Lors de la convention, les délégués ont aussi approuvé la nomination d’une proche de Mme Merkel, Annegret Kramp-Karrenbauer, comme secrétaire générale du parti.

L’accord doit être approuvé par les membres du Parti social-démocrate (SPD) pour qu’il entre en vigueur. Les résultats, qui sont difficiles à prédire, seront annoncés le 4 mars.

Le scepticisme des membres de l’UDC a augmenté dans les dernières années, ce qui soulève des doutes sur l’avenir de la chancelière. Bien que l’entente ait été approuvée, le parti a enregistré l’un des pires résultats de son histoire à la dernière élection du mois de septembre. Ses membres les plus conservateurs, frustrés de l’arrivée massive de demandeurs d’asile au pays, ont fait défection au profit d’un parti opposé à l’immigration, l’Alternative pour l’Allemagne.

Mme Merkel a déclaré que «tout le monde avait été déçu» des résultats électoraux, qui l’ont forcé à négocier pendant des mois pour former une coalition.

Certaines personnes au sein de l’UDC ont été déçues du fait que des ministères importants — les Finances et l’Intérieur — reviennent à son parti frère, l’Union chrétienne-sociale en Bavière, et au SPD.

La chancelière a reconnu qu’il y avait de la grogne chez certains de ses sympathisants, mais selon elle, il n’aurait pas été correct d’abandonner les négociations en raison de la distribution des ministères.

Angela Merkel, qui dirige l’Allemagne depuis 2005, n’a pas reconnu sa responsabilité personnelle dans les résultats électoraux. Mais elle a promis de regagner l’appui des électeurs en les rassurant sur l’immigration, la mondialisation et les changements technologiques.

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