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WASHINGTON — Les élus républicains du Congrès américain ont appris à faire fi des caprices politiques du président Donald Trump, sachant très bien que peu importe ce qu’il déclare sur les armes, l’immigration ou tout autre enjeu complexe, sa position peut être toute autre dès le lendemain.

Sauf que cette fois, la décision de Donald Trump d’augmenter les tarifs sur les importations d’acier et d’aluminium a provoqué de rares réactions d’urgence dans les rangs républicains, qui se débattent pour convaincre le président qu’il provoquerait une guerre commerciale qui pourrait stopper les récents gains de l’économie américaine.

Ainsi, pour le sénateur Orrin Hatch, de l’Utah, la décision présidentielle n’est pas sage.

«Une grande erreur», a renchéri Pat Toomey, de la Pennsylvanie.

«Farfelue», a commenté Ben Sasse, du Nebraska.

L’enjeu oppose les promesses populistes de Donald Trump envers ses partisans contre les positions orthodoxes du parti sur le libre marché et les intérêts des dirigeants d’entreprises. Contrairement aux récentes modifications aux politiques sur l’immigration et les armes à feu qui nécessitent des projets de loi, Donald Trump peut apporter des changements aux politiques commerciales par une mesure exécutive.

Une possibilité qui ajoute à la pression qui pèse sur les élus républicains de réussir à faire changer d’idée le président avant qu’il ne donne son accord final à l’imposition de pénalités aussi tôt que la semaine prochaine.

Samedi, Donald Trump n’a démontré aucun signe d’intention de reculer, menaçant sur Twitter d’imposer une taxe sur les voitures fabriquées en Europe si l’Union européenne réplique en taxant les produits américains. Il s’en est aussi pris aux ententes commerciales «très stupides» conclues par les administrations précédentes, disant que les autres pays «rigolent à quel point nos leaders ont été idiots. Plus jamais!»

Le président de la Chambre des représentants, le républicain Paul Ryan, a appelé le président et espère toujours que celui-ci changera d’avis. D’autres élus comme Ben Sasse ont aussi contacté le président en privé. Certains ont tenté de l’amadouer en évoquant son désir d’un marché boursier solide et l’ont averti que des nouveaux tarifs pourraient éliminer toute la croissance que les républicains attribuent à la réforme fiscale adoptée l’an dernier.

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