Getty Bono

Bono a présenté dimanche ses excuses après des accusations parues dans la presse faisant état de harcèlement et de mauvais traitements à l’encontre de membres du personnel de l’ONG qu’il a cofondée, ONE.

Le chanteur du groupe U2, âgé de 57 ans, s’est dit «profondément désolé» et «furieux» de ces accusations, parues dans The Mail on Sunday, et s’est engagé à rencontrer les victimes pour «s’excuser personnellement».

L’hebdomadaire britannique a détaillé une série d’incidents dont l’un concerne une femme mariée travaillant au bureau de Johannesburg de l’ONG, en Afrique du Sud. Elle affirme avoir été rétrogradée dans son emploi après avoir refusé d’avoir des relations sexuelles avec un député tanzanien.

«Le harcèlement des personnes les plus pauvres dans les endroits les plus pauvres en raison de leur condition est la raison pour laquelle nous avons établi ONE», a déclaré Bono. «Donc, la découverte en novembre dernier d’allégations graves et multiples de harcèlement dans notre bureau de Johannesburg a ébranlé et rendu furieux le conseil de ONE et moi-même.»

Le conseil d’administration de ONE comprend l’ancien premier ministre britannique David Cameron, la directrice générale de Facebook Sheryl Sandberg et le riche entrepreneur anglo-soudanais de télécommunications Mo Ibrahim.

Les choses sont allées «très mal», selon Bono, qui estime devoir «porter une part de responsabilité dans tout cela».

D’autres accusations
Selon le Mail on Sunday, ONE est également accusée de n’avoir pas payé ses impôts en Afrique du Sud et d’avoir employé illégalement des travailleurs étrangers munis de visas de tourisme.

ONE, dont le siège se trouve à Washington et qui a été cofondée par Bono en 2004, se décrit comme une organisation internationale de campagne et de plaidoyer contre l’extrême pauvreté et les maladies évitables, particulièrement en Afrique.

La présidente de l’ONG, Gayle Smith, s’est dite «troublée» par les accusations. Selon elle, une enquête a permis de découvrir des preuves de «conduite non professionnelle» ainsi que de «harcèlement et de dévalorisation du personnel» entre fin 2011 et 2015.

Les avocats de sept anciens employés de l’ONG ont entamé la semaine dernière une action en justice pour demander des dommages et intérêts en raison de «mauvais traitements émotionnels, physiques et psychologiques», selon le Mail on Sunday.

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