AFP

WASHINGTON — Vantant la force de la plus ancienne amitié des États-Unis, le président américain Donald Trump a accueilli mardi à la Maison-Blanche son homologue français Emmanuel Macron.

Une cérémonie solennelle a marqué le début d’une journée pendant laquelle les deux leaders devaient aborder plusieurs sujets, notamment la crise en Syrie et l’entente sur le nucléaire iranien.

M. Trump a déclaré que les liens qu’il a forgés avec M. Macron dès le début de sa présidence témoignent de «l’amitié durable» entre les deux pays. Il a remercié le leader français pour son «partenariat infaillible» lors des récentes frappes lancées en réponse à une attaque chimique en Syrie.

Se prononçant sur la volonté du président américain de retirer son pays de l’accord sur le nucléaire iranien, le président Trump a déclaré que si les Iraniens «relancent leur programme nucléaire, ils auront les plus gros problèmes qu’ils n’auront jamais eus».

En conférence de presse, M. Trump a semblé d’accord avec la demande de M. Macron, qui souhaite une présence américaine plus longue en Syrie. Le président Trump, qui avait annoncé il y a quelques semaines vouloir mettre fin à la présence militaire américaine dans la région, a expliqué que son homologue français avait renforcé l’idée que l’Iran puisse s’emparer du territoire repris à Daech (le groupe armé État islamique).

«Nous allons rentrer à la maison, a déclaré M. Trump. Mais nous voulons laisser une empreinte forte et durable.»

M. Macron a dit à Donald Trump qu’ensemble, les États-Unis et la France pourront contrer le terrorisme, neutraliser les armes de destruction massive en Corée du Nord et en Iran, et agir pour le bien de la planète.

En ce qui a trait à l’Iran, M. Trump s’est fait demander par des journalistes s’il voudrait demeurer dans l’accord iranien. Il a répondu: «Les gens connaissent mes opinions sur l’accord iranien (…) C’est de la folie, c’est ridicule. Il n’aurait jamais dû être créé.»

L’accord sur le nucléaire iranien

L’un des principaux objectifs d’Emmanuel Macron lors de sa visite de trois jours à Washington sera de persuader Donald Trump de ne pas se retirer de l’accord, qui vise à restreindre le développement d’armes nucléaires par l’Iran. Le président américain, sceptique face à l’efficacité du pacte, souhaite ardemment s’en retirer à l’approche de la date limite du 12 mai.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, a prévenu l’administration Trump, mardi, qu’un retrait nuirait aux négociations des États-Unis avec la Corée du Nord en prouvant que Washington revient sur ses promesses.

Donald Trump demeure publiquement indécis au sujet de l’entente, déclarant mardi que «personne ne sait» ce qu’il fera à la date limite qu’il a imposée pour déterminer la position américaine. Il a toutefois rappelé à son homologue français les faiblesses qu’il perçoit dans l’entente, qui n’inclut rien au sujet des missiles balistiques ou des activités de l’Iran au Yémen et en Syrie.

Alors que Donald Trump accueillait le président français pour cette première visite d’État officielle depuis son arrivée au pouvoir, les deux chefs d’État se sont échangés des louanges — et se sont même fait la bise —, mardi.

«C’est un honneur de vous appeler un ami», a lancé M. Trump, après avoir prédit qu’Emmanuel Macron deviendra un leader historique de la France.

La rencontre entre les deux hommes a été précédée d’une cérémonie de bienvenue sur le terrain de la Maison-Blanche. Donald Trump a déclaré devant une foule de soldats américains et de membres de son cabinet que la relation qu’il a tissée avec Emmanuel Macron au début de sa présidence témoignait de «l’amitié durable qui lie nos deux nations». Il a remercié le leader français pour son «partenariat ferme» dans les récentes frappes aériennes en réponse à une attaque chimique en Syrie.

M. Macron a de son côté déclaré: «L’histoire nous appelle. Elle demande à notre peuple de trouver le courage qui nous a guidés dans les moments les plus difficiles. La France et avec elle, l’Europe, et les États-Unis ont rendez-vous avec l’histoire.»

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