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ADDIS ABEBA, Éthiopie — Des représentants de l’Égypte, du Soudan et de l’Éthiopie ont témoigné mercredi de progrès lors de discussions concernant ce qui sera le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique.

Les ministres des Affaires étrangères de l’Égypte et de l’Éhiopie et celui des Ressources hydriques du Soudan ont convenu de créer un comité scientifique qui étudiera l’impact du remplissage du gigantesque réservoir derrière le barrage éthiopien Renaissance.

Ils ont aussi confirmé que les leaders des trois pays se rencontreront aux six mois pour faire le point sur la situation.

Une première ronde de négociations avait échoué au Caire, la semaine dernière. Une nouvelle ronde est prévue le 3 juin, également au Caire.

L’Égypte craint que le barrage Renaissance ne réduise sa portion du fleuve, qui fournit pratiquement toute leur eau potable aux 100 millions d’habitants du pays. L’Éthiopie assure que cela ne se produira pas et rappelle que 60 millions de ses propres habitants n’ont pas accès à l’électricité.

Le barrage de 4,8G$US est actuellement complété à 63%. Sa capacité sera de 6400 mégawatts, ce qui plus que doublera la production actuelle de l’Éthiopie, qui est de 4000 mégawatts.

Le principal irritant avec l’Égypte concerne la rapidité avec laquelle le réservoir derrière le barrage sera rempli et l’impact que cela aura en aval.

L’Égypte a toujours profité de la part du lion des eaux du Nil, mais seulement en vertu d’ententes que les dirigeants d’autres pays du bassin du Nil considèrent maintenant inéquitables.

Les précédents présidents égyptiens avaient prévenu que toute tentative de construire un barrage sur le Nil entraînerait une réponse militaire, mais le président actuel, Abdel Fattah el-Sissi, l’a exclu.

Le Soudan semble se ranger derrière l’Éthiopie dans cette affaire et a ressuscité une vieille querelle frontalière avec l’Égypte.

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