Frederick Murphy / The Associated Press

KINSHASA, République démocratique du Congo — Quatorze infections au virus Ebola sont maintenant confirmées en République démocratique du Congo, au moment où les responsables mettent tout en oeuvre pour empêcher la maladie de se propager dans une ville qui compte plus d’un million d’habitants.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a toutefois annoncé vendredi, au terme d’une rencontre d’experts, qu’il ne s’agit pas pour le moment d’une urgence sanitaire mondiale.

L’OMS estime que le risque pour le public au Congo est «très élevé», que le risque régional est élevé et que le risque mondial est faible.

Le gigantesque Congo avait réussi à endiguer des éclosions précédentes de la maladie, mais l’arrivée du virus dans la ville de Mbandaka, qui compte environ 1,2 million d’habitants, présente un problème de taille.

Mbandaka se trouve à seulement une heure de vol de la capitale, Kinshasa, et sur les rives du fleuve Congo, qui est amplement utilisé pour les déplacements dans un pays où les infrastructures sont pauvres.

L’Ebola a précédemment rejoint Kinshasa à deux reprises, mais à chaque fois le virus a été maîtrisé. Le Congo a été le théâtre du plus grand nombre d’épidémies d’Ebola depuis 1976, quand la maladie a été identifiée pour la première fois, et un représentant de l’OMS a dit que le pays dispose d’une expertise considérable pour combattre le virus.

Des milliers de doses d’un vaccin expérimental sont arrivées dans la capitale et seront maintenant acheminées vers le nord-ouest reculé du pays. Le vaccin expérimental a été testé en Guinée en 2015 lors d’une épidémie qui a fait plus de 11 300 morts en Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016. On croit qu’il sera efficace contre l’Ebolavirus Zaïre qui menace le Congo.

Le vaccin doit être gardé au grand froid, à -51 degrés Celsius, ce qui présente tout un problème logistique au Congo, un pays tropical où l’alimentation en électricité est aléatoire.

La vaccination doit commencer dimanche.

Un seul décès est jusqu’à présent officiellement attribué à l’Ebola. Le ministère congolais de la Santé a témoigné tard jeudi de 45 cas, dont dix infections possibles et 21 infections probables.

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