Armando Franca Armando Franca / The Associated Press

LISBONNE, Portugal — Les élus portugais ont rejeté de justesse, mardi, une proposition qui aurait eu pour effet de légaliser l’aide médicale à mourir et le suicide médicalement assisté au pays.

Après un débat passionné, les élus ont voté contre quatre projets de loi semblables qui avaient été présentés par des partis de gauche. Le projet de loi qui est passé le plus près de la victoire est celui du Parti socialiste, qui a été rejeté par 115 élus contre 110, avec quatre abstentions.

L’aide médicale à mourir — lorsqu’un médecin administre un médicament à un patient qui souhaite mettre fin à sa vie — est légale au Canada, en Belgique, en Colombie, au Luxembourg et aux Pays-Bas.

En Suisse et dans certains États américains, le suicide assisté — lorsque les patients s’administrent eux-mêmes une substance létale, sous supervision médicale — est permis.

On s’attendait ce que le vote au Portugal soit serré, puisque les deux partis principaux, les socialistes et le Parti social-démocrate, ont permis aux parlementaires de voter selon leur conscience.

Les deux partis détiennent 175 des 230 sièges de l’Assemblée de la République, le Parlement portugais.

Une pétition lancée en 2016 par des militants du droit à la mort a poussé la question litigieuse et controversée de l’aide médicale à mourir à l’ordre du jour politique. Elle a récolté plus de 8000 signatures — plus du double du nombre nécessaire pour forcer un débat parlementaire l’année dernière.

Une série de gouvernements de gauche déterminés à réaliser ce qu’ils appellent une «modernisation» du pays, ainsi que l’influence déclinante de l’Église catholique, ont ouvert la voie à de profonds changements culturels au Portugal. Cette tendance a permis d’autoriser l’avortement sur demande en 2007 et le mariage homosexuel trois ans plus tard.

Quatre partis politiques de gauche — le Parti socialiste, le Bloc de gauche, le Parti vert et le Parti des peuples, des animaux et de la nature — avaient présenté des projets de loi proposant l’aide médicale à mourir et le suicide médicalement assisté. L’incitation ou l’assistance à l’euthanasie sont actuellement passibles de trois ans de prison au Portugal.

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