AFP Jean-Pierre Bemba

La Cour pénale internationale (CPI) a ordonné hier la libération provisoire de l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, acquitté en appel de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

Ancien chef de guerre puis vice-président, le Congolais avait été condamné en première instance en 2016 à 18 ans de prison, la peine la plus lourde jamais imposée par la CPI, pour les meurtres, viols et pillages commis en Centrafrique par sa milice entre octobre 2002 et mars 2003.

Le procès du Congolais, qui s’est ouvert à La Haye en novembre 2010, était le premier de la CPI mettant en avant la responsabilité d’un commandant militaire quant à la conduite des troupes sous son contrôle.

La chambre d’appel a estimé qu’il n’avait pas été prouvé que M. Bemba, qui n’était pas lui-même présent en Centrafrique lors des faits, aurait pu contrôler à distance les agissements de sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC).

Les juges étudient désormais la condamnation de M. Bemba à un an de prison et à 500 000$ d’amende en mars 2017, dans une autre affaire. La sentence définitive dans cette affaire est attendue le 4 juillet.

Toutefois, comme il a déjà purgé 80% de la peine maximale possible, les juges ont considéré qu’il était disproportionné de poursuivre la détention de M. Bemba uniquement afin de s’assurer qu’il comparaisse pour le prononcé de la peine. agence france-presse

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