Associated Press Steven Mnuchin.

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a indiqué jeudi que Washington espérait nouer “un accord de principe” prochainement dans le cadre de la renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) avec le Mexique et le Canada.

“Nous avons bon espoir d’avoir un accord de principe dans un avenir proche”, a-t-il déclaré sur la chaine américaine CNBC.

Il a ajouté que le président Donald Trump était concentré sur l’obtention d’un accord et qu’il voulait “s’assurer de résoudre les problèmes” persistants, ce qui pourrait passer par “un ou deux accords”.

Sur l’idée de conserver un format trilatéral ou d’adopter des accords bilatéraux États-Unis/Canada et États-Unis/Mexique, Steven Mnuchin a souligné que “peu importe à partir du moment où nous obtenons un bon accord”.

Ces déclarations interviennent alors que le ministre mexicain des Affaires étrangères Luis Videgaray ainsi que le ministre mexicain de l’Economie Ildefonso Guajardo sont attendus jeudi à Washington pour reprendre les discussions avec les représentants américains.

Des membres de l’équipe du président élu mexicain Andres Manuel Lopez Obrador seront également présents en tant qu’observateurs.

Selon le gouvernement mexicain, un accord sur l’ALÉNA pourrait être trouvé d’ici la fin du mandat du président Enrique Pena Nieto prévue le 30 novembre.

Le Mexique et le Canada avaient réaffirmé mercredi leur volonté de parvenir à un accord de libre-échange trilatéral avec les Etats-Unis, malgré les menaces de M. Trump d’opter pour des accords bilatéraux.

“Le Canada croit beaucoup en l’Aléna en tant qu’accord trilatéral”, a ainsi déclaré la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland au cours d’une visite officielle à Mexico.

La semaine dernière, le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross avait évoqué les négociations uniquement avec Mexico, disant s’attendre désormais à des progrès notables dans les discussions avec le Mexique pour moderniser l’ALÉNA.

Les tractations pour moderniser l’ALÉNA, qui unit les États-Unis au Mexique et au Canada, avaient été entamées mi-août 2017, à la demande de Donald Trump, qui juge cet accord responsable de la disparition de milliers d’emplois dans son pays, en particulier dans le secteur automobile.

Si les trois pays sont convenus que cet accord, entré en vigueur en 1994, avait besoin d’être modernisé, les tractations ont achoppé sur les exigences de l’administration Trump. Cette dernière veut notamment imposer une “clause crépusculaire” (« sunset clause »), qui, tous les cinq ans, permettrait aux parties de mettre fin à l’accord.

La Maison Blanche entend aussi augmenter considérablement la part des composants américains dans le secteur automobile.

Après sept sessions de discussions, les tractations s’étaient arrêtées mi-juin, à l’approche des élections mexicaines du 1er juillet.

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