AP

Au moins 11 personnes ont été tuées et 135 blessées dans le nord-ouest d’Haïti, secoué par un séisme d’une magnitude de 5,9 samedi en fin de soirée « créant un début de panique dans plusieurs villes », ont annoncé les autorités.

Le bilan est à ce stade de onze morts, sept d’entre eux dans la ville côtière de Port-de-Paix, capitale du département du Nord-Ouest et quatre à Gros-Morne à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de la ville, a déclaré à l’AFP Eddy Jackson Alexis, porte-parole du gouvernement haïtien.

L’épicentre de la secousse, d’une magnitude de 5,9, a été enregistré à 19 kilomètres au nord-ouest de Port-de-Paix à 20H10 (00H10 GMT dimanche), a annoncé l’institut géologique américain USGS.

Selon la protection civile haïtienne, au moins 135 personnes ont été blessées. Deux légères répliques ont été ressenties dans le nord-ouest, a ajouté cette agence selon laquelle aucune alerte au tsunami n’a été émise.

La ville de Chansolme (nord-ouest) et la petite île de la Tortue ont aussi été affectées.

Une cellule de crise, incluant plusieurs ministères, a été mise en place « afin de coordonner l’ensemble des réponses d’urgence à apporter », a tweeté le Premier ministre d’Haïti, Jean-Henry Céant.

De son côté, le président Jovenel Moïse a exhorté, sur Twitter, la population « à garder son calme », ajoutant que « le système de gestion de risques et les directions régionales de la Protection civile sont en alerte pour assister les habitants des zones touchées ».

Les blessés sont « soignés dans les hôpitaux du département », a indiqué la protection civile haïtienne. « Ailleurs, des cas de blessés, pour la plupart légers, ont été également enregistrés à la suite de mouvements de panique causés par la secousse », a-t-elle ajouté.

« La secousse a été ressentie à travers tous les départements du pays, créant un début de panique dans plusieurs villes », a précisé la protection civile.

– Ressentie à Port-au-Prince –

Des photos de maisons aux murs endommagés et de bâtiments partiellement détruits circulent sur les réseaux sociaux sans que leur authenticité ne puisse être établie.
Région la plus pauvre du pays, le nord-ouest compte beaucoup de zones enclavées faute de routes en bon état.

La secousse de plusieurs secondes a été ressentie jusque dans la capitale Port-au-Prince, suscitant l’émotion auprès des habitants qui restent traumatisés par le séisme qui avait ravagé la ville et ses environs en 2010.

Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre d’une magnitude de 7 sur l’échelle de Richter avait causé la mort de plus de 200.000 personnes, en blessant plus de 300.000 autres.

Plus d’un million et demi de personnes s’étaient trouvées à la rue à la suite de cette catastrophe dont les dégâts avaient été évalués à hauteur de 120% du PIB national.

Les structures et l’organisation de l’État haïtien avaient beaucoup souffert de la catastrophe. Au bout de trois jours, l’état d’urgence avait été déclaré sur l’ensemble du pays pour un mois. De très nombreux bâtiments avaient été détruits, dont le Palais national et la cathédrale Notre-Dame de Port-au-Prince.

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