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Trump nomme Heather Nauert, ex-journaliste de Fox News, ambassadrice à l’ONU

FILE - In this Aug. 9, 2017, file photo, State Department spokeswoman Heather Nauert speaks during a briefing at the State Department in Washington. President Donald Trump is expected to nominate Nauert to be the next U.S. ambassador to the United Nations. Two administration officials confirmed Trump’s plans. A Republican congressional aide said the president was expected to announce his decision by tweet on Friday morning, Dec. 7, 2018. The officials were not authorized to speak publicly. (AP Photo/Alex Brandon, File) Photo: AP
Rédaction - Agence France-Presse

Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi la nomination de Heather Nauert, ancienne journaliste de la chaîne Fox News, comme ambassadrice des États-Unis à l’ONU en remplacement de Nikki Haley.

Mme Nauert, propulsée l’an dernier porte-parole de la diplomatie américaine alors qu’elle n’avait aucune expérience politique préalable, est une femme «très talentueuse» et «très intelligente», a déclaré M. Trump depuis la Maison Blanche.

«Je pense qu’elle sera respectée par tout le monde», a ajouté le président des États-Unis.

Diplômée en journalisme de l’université de Columbia, cette femme de 48 ans a fait ses armes à la télévision sur la chaîne ABC et surtout à Fox News.

Si sa nomination est confirmée par le Sénat, elle va donc retrouver New York, où siège l’ONU et où elle continuait de faire la navette depuis Washington pour rejoindre son mari et ses deux enfants.

Figure centrale de l’équipe Trump, Nikki Haley avait annoncé sa démission début octobre, à la surprise générale. Cette fille d’immigrés indiens, à qui l’on prête régulièrement des vues sur la Maison Blanche, avait alors assuré qu’elle ne serait pas candidate à la présidentielle de 2020 et qu’elle soutiendrait Donald Trump.

Retour de William Barr
M. Trump a par ailleurs nommé au poste de ministre de la Justice William Barr, un juriste républicain respecté qui a déjà occupé cette fonction au début des années 1990 sous la présidence de George H.W. Bush.

«Depuis le début, je l’avais placé en tête de liste», s’est justifié M. Trump.

M. Barr remplacera Jeff Sessions, que le président a limogé le mois dernier, faisant craindre une reprise en main de la très sensible enquête russe.

«Il est respecté par les républicains et par les démocrates», a assuré le président.

William Barr, 68 ans, doit désormais être confirmé par un vote du Sénat, conformément à la Constitution. Compte-tenu des vacances parlementaires, il est peu probable qu’il entre en fonction avant l’année prochaine.

Alors que Washington bruissait de rumeurs sur sa nomination, le sénateur républicain Richard Burr avait estimé jeudi que «ce serait un bon choix».

Les démocrates n’ont pas immédiatement réagi à l’annonce du président. Depuis un mois, l’intérim au ministère de la Justice est assuré par Matthew Whitaker, soupçonné, en raison de ses déclarations passées, d’être en mission commandée pour rogner les ailes du procureur spécial Robert Mueller.

M. Mueller, un ancien chef du FBI devenu bête noire du président, est chargé d’établir s’il y a eu ou non collusion entre Moscou et l’équipe de campagne de Donald Trump lors de la présidentielle de 2016.

William Barr connaît bien Robert Mueller, dont il a été le chef quand il était ministre de la Justice de George H.W. Bush de 1991 à 1993. Robert Mueller dirigeait alors la direction des affaires pénales du ministère.

En mai 2017, quand Robert Mueller a été chargé de l’enquête russe, William Barr avait loué ce choix dans une interview. Il s’était dit «confiant» sur le fait que le procureur spécial «ne laisserait pas l’enquête dégénérer en chasse aux sorcières sans fin».

Quelques mois plus tard, il regrettait toutefois que des membres de l’équipe Mueller aient fait des dons à des candidats démocrates.

Diplômé de l’université de Columbia, William Barr a travaillé pour la CIA, pour des tribunaux de la capitale fédérale et des cabinets de droit privé avant de se mettre au service du président H.W. Bush, décédé vendredi dernier. Après l’élection du démocrate Bill Clinton, il était parti dans le secteur privé, notamment au service de l’opérateur de télécoms américain Verizon. Il travaillait dernièrement pour un grand cabinet d’avocats new-yorkais.

 

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