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PARIS — Deux policiers français accusés du viol d’une touriste canadienne il y a cinq ans se sont présentés devant la justice lundi.

Les deux hommes sont membres des Brigades de recherche et d’intervention (BRI), communément appelées brigades antigang. Ils sont accusés d’avoir violé la femme au quartier général du 36 Quai des Orfèvres, un lieu mythique souvent utilisé dans les films et les romans.

Ils nient avoir quoi que ce soit à se reprocher et assurent que la femme a consenti à avoir des relations sexuelles avec eux au terme d’une soirée bien arrosée.

Le procès devrait durer trois semaines.

La femme, Emily Spanton, était présente dans la salle d’audience lundi. Elle prétend avoir rencontré un groupe de policiers en avril 2014, dans un pub irlandais en face de l’immeuble, près de la Seine. Après quelques consommations, elle a accepté leur proposition d’une visite nocturne du quartier général où, selon elle, on l’a forcée à boire du whisky et à faire des fellations.

Elle affirme avoir été violée à plusieurs reprises. Quand elle est repartie environ 90 minutes plus tard, elle était pieds nus et à demi vêtue.

Des documents judiciaires révèlent que l’ADN des policiers a été trouvé sur ses sous-vêtements. Un examen médical aurait détecté des meurtrissures en plusieurs endroits sur son corps et une lésion gynécologique.

Des experts ont également déterminé que son organisme contenait entre 2,6 et 3,3 grammes d’alcool par litre de sang au moment des viols présumés.

Mme Spanton a tout d’abord affirmé avoir été violée par quatre policiers, avant de mentionner trois agresseurs. Seulement deux policiers sont traduits en justice.

Des juges avaient tout d’abord classé l’affaire. Le procureur de Paris et la femme ont toutefois remporté leur appel et le procès a débuté lundi.

Les policiers sont passibles de 20 ans de prison s’ils sont reconnus coupables. Un d’entre eux admet avoir reçu une fellation de Mme Spanton, mais assure que le tout était consentant. L’autre a commencé par tout nier avant de finalement reconnaître avoir échangé des caresses consentantes avec la victime présumée.

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