MONTRÉAL – Une nouvelle étude scientifique a identifié les régions de la planète que l’on doit absolument protéger afin d’empêcher l’extinction de mammifères, d’oiseaux et d’amphibiens.

L’étude, publiée dans l’édition courante du journal Science, calcule le caractère «irremplaçable» de zones qui sont déjà protégées. Les chercheurs ont voulu savoir comment les 173 000 zones protégées de la planète contribuent à la survie à long terme des 21 500 espèces qui se trouvent sur la «liste rouge» de l’Union internationale pour la conservation de la nature.

L’enquête a mené à l’identification de 78 sites (regroupant 137 zones protégées dans 34 pays) qui sont considérés comme exceptionnellement irremplaçables. Ils accueillent, ensemble, la majeure partie des populations de 600 oiseaux, amphibiens et mammifères, dont la moitié sont des espèces menacées.

Dans plusieurs cas, ces zones protègent des espèces qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, comme le canard de Laysan, un oiseau gravement menacé qu’on ne retrouve que dans l’archipel hawaïen, ou 13 espèces d’amphibiens qui n’habitent que le parc national Canaima, au Venezuela.

Plusieurs des sites irremplaçables font déjà partie du Patrimoine mondial de l’Unesco, comme les célèbres îles Galapagos en Équateur, le parc national Manù du Pérou et la région du Ghat-Occidental, en Inde.

Toutefois, la moitié du territoire couvert par ces zones ne jouit pas d’une telle protection. C’est notamment le cas du parc national des monts Udzungwa, en Tanzanie, des marais cubains Ciénaga de Zapata, et du parc national Sierra Nevada de Sante Madre, en Colombie, considéré comme le site le plus irremplaçable de tous.

L’auteur principal de l’étude, Soizic Le Saout, estime que tous ces sites mériteraient d’être inclus au Patrimoine mondial de l’Unesco, ce qui assurerait la protection de leur biodiversité unique.

Contrairement à des études précédentes, celle-ci ne vise pas à augmenter le nombre de zones protégées mais bien à assurer que celles qui existent sont gérées efficacement. Un expert cite en exemple la réserve forestière nationale de Pàramo Urrao, en Colombie, qui n’existe pas concrètement même si elle a été créée sur papier en 1975.

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