Jonas Gratzer/Getty

Un deuxième tremblement de terre en moins d’un mois a frappé le Népal mardi tuant au moins 37 personnes et en en blessant plus d’une millier. Le séisme de magnitude 7,3 sur l’échelle de Richter a surtout ébranlé une région isolée du nord du pays entre la capitale, Katmandou, et le mont Everest, à proximité de la frontière avec la Chine.

Métro a joint au téléphone Michel Monette, chargé de projet au Centre d’étude et de coopération internationale (CECI), vers 22h, heure de Katmandou. M. Monette est arrivé à Katmandou dimanche matin, et était dans le secteur du nouvel épicentre depuis lundi.

Que s’est-il passé au moment des nouvelles secousses?
On était en pleine distribution de produits de première nécessité [et d’abris]. Il y a un mouvement de panique qui s’en est suivi. C’est pas la première fois que ça se passe dans la région. Il y a eu des éboulis, des glissements de terrain. Les gens étaient inquiets. Les gens avaient déjà marché presque une heure, une heure et demi pour aller vers la distribution, alors vous comprendrez que ça c’est passé dans des conditions un peu difficiles. Surtout qu’il y a eu plusieurs secousses secondaires par la suite. On a attendu, on pensait pouvoir finir la distribution mais les gens ont commencé à partir et nous, on ne pouvait pas revenir par la route, parce que les routes étaient bloquées.

Quels sont les impacts de ce nouveau tremblement de terre sur vos priorités d’intervention?
Les priorités restent les mêmes pour le moment. C’est de fournir aux populations cibles des abris de fortune, des toiles pour qu’ils puissent se préparer à la mousson, ainsi qu’un minimum de produits alimentaires et aussi ce qu’on appelle des produits non alimentaires, soit des produits pour la cuisine, des choses comme ça.

Dans la zone où on était aujourd’hui, ça n’augmente pas beaucoup le taux de destruction, parce que déjà, le taux de destruction est très élevé, autour de 90% des maisons. C’est plutôt la sécurité psychologique des gens qui souffre beaucoup. On prévoit, dans une seconde phase d’intervention, si on obtient nos financements, de pouvoir aller travailler sur des camps qu’on appelle psycho-sociaux. Les gens souffrent beaucoup de traumatismes psychologiques.

Vous prévoyez être dans la région combien de temps?
Si toutes nos interventions se font comme on le prévoit, on devrait être là jusqu’au mois d’août environ. C’est hypothétique: on doit obtenir du financement, on a notre propre collecte de fonds et on compte sur des programmes gouvernementaux. C’est dans le but de commencer éventuellement des constructions temporaires pour remplacer les maisons qui ont été détruites. Laisser les abris de fortune pour passer à des constructions temporaires avec des toits de tôle, c’est déjà beaucoup mieux. Puis recommencer à outiller les gens pour leurs activités avec lesquelles ils gagnent leurs revenus, que ce soit l’agriculture ou autre.

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