Collaboration spéciale Monir Fakhri Abdel Nour, ministre du Tourisme

Les touristes ont fui l’Égypte depuis le soulèvement populaire. Pourquoi devraient-ils revenir? Le ministre du Tourisme, Monir Fakhri Abdel Nour, répond aux questions de Métro.

Avec quels arguments peut-on convaincre les touristes de revenir?
Je ne crois pas qu’aucun autre pays ne puisse offrir autant en termes d’héritage historique, naturel et de produits touristiques. Malheureusement, la façon dont les médias parlent de l’Égypte donne l’impression aux gens que le pays vit une situation chaotique et est devenu un endroit dangereux. C’est absolument faux. L’Égypte traverse une période de transition, mais cela n’en fait pas pour autant une destination dangereuse. La place Tahrir représente un kilomètre carré au milieu du Caire. Donner aux téléspectateurs et aux lecteurs l’impression que la situation, à la place Tahrir, est représentative de la situation en Égypte n’est pas honnête.

Dans quelle mesure le tourisme est important pour l’économie égyptienne?
C’est très important. Le tourisme a contribué à environ 11 % du produit intérieur brut et constitue la seconde source d’importance de devises étrangères. C’est également une source énorme de création d’emplois. Dans un pays comme l’Égypte, où quelque 800 000 jeunes se cherchent un emploi chaque année, le développement du tourisme est extrêmement important. C’est par ailleurs un secteur qui bouge très vite et qui peut se remettre sur les rails plus vite que le secteur manufacturier, par exemple.

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