Adrian Wyld Stephen Harper.

SCHLOSS ELMAU, Allemagne – Le premier ministre Stephen Harper a profité du premier jour du sommet du G7 pour encourager les leaders européens à ratifier l’entente de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne.

D’après le bureau de M. Harper, il a demandé l’entrée en vigueur rapide de l’entente durant la première session de travail sur l’économie internationale, affirmant qu’elle créerait des emplois.

Plus tard dimanche, M. Harper a rencontré le président du Conseil européen, Donald Tusk, et celui de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Il devait aussi promouvoir l’accord auprès d’eux.

M. Harper n’a pas soulevé le sujet en se rendant à la rencontre, tout comme il n’a pas rencontré les médias qui voyagent avec lui, dimanche. Il a accordé deux séances de photo qui ont duré tout juste une minute en tout.

Le Canada et l’Union européenne ont conclu une entente de principe pour échanger des biens et services, mais le texte juridique doit encore être complété pour être ratifié par le Canada et les 28 pays membres de l’union.

L’accord économique et commercial global (AECG) serait une énorme victoire politique pour Stephen Harper, à l’approche des élections fédérales qui devraient avoir lieu en octobre prochain.

M. Harper n’a pas non plus abordé le sujet en direction de sa rencontre avec la chancelière allemande, Angela Merkel. Son bureau avait toutefois dit qu’il soulèverait la question à chaque entretien avec des chefs européens.

Toujours selon son bureau, avec le premier ministre britannique, David Cameron, Stephen Harper a discuté du besoin de stimuler l’économie globale fragile et des deux dossiers de sécurité prioritaires: la crise en Ukraine et la lutte contre le groupe armé État islamique en Irak et en Syrie.

«Les deux chefs ont réitéré l’importance de maintenir une position ferme et concertée à l’égard de l’agression de la Russie en Ukraine, et ont exhorté (le président russe, Vladimir) Poutine à respecter et mettre en application l’entente (de paix) de Minsk», déclare le communiqué du bureau du premier ministre.

Après une brève escale en Ukraine, le premier ministre Stephen Harper est arrivé dimanche en Bavière, en Allemagne, pour le sommet qui prend fin lundi.

Il entend soulever le dossier ukrainien, mais Mme Merkel a déjà indiqué que la lutte aux changements climatiques sera la priorité de cette rencontre. L’atmosphère est donc tendue alors que le Canada a été pointé du doigt par plusieurs pour ses faibles objectifs en matière de réduction des gaz à effet de serre.

Angela Merkel et le président américain, Barack Obama, se sont aussi montrés unis devant la Russie, plaidant pour le maintien des sanctions économiques à son endroit tant que Moscou ne respecterait pas l’entente de Minsk et «la souveraineté de l’Ukraine».

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