Getty Images «Chaque fois que le gouvernement s’implique dans l’économie, il empire les choses», a déclaré Carly Fiorina (accompagné sur la photo de Ted Cruz et Chris Christie), ancienne présidente d’Hewlett-Packard, affirmant que le socialisme était né pour résoudre des problèmes que le gouvernement a lui-même créé en premier lieu.

Le troisième débat de la campagne républicaine américaine, présenté mercredi soir en direct du Colorado par la chaîne économique CNBC, a déplacé les projecteurs vers les candidats négligés de la campagne, reléguant au second plan l’ancien neurochirurgien Ben Carson et le magnat de l’immobilier Donald Trump, qui caracolent en tête des sondages.

Contrairement au débat précédent, le temps de parole n’était pas imparti selon les intentions de vote attribuées à chacun, donnant aux huit autres candidats l’occasion de sortir de l’ombre.

Le gouverneur du New Jersey Chris Christie, le sénateur du Texas Ted Cruz et le sénateur de la Floride Marco Rubio se seront sans doute le plus illustrés au cours de la soirée. Chacun aura réussi à sortir des marges de la campagne dans lesquelles ils étaient jusque-là relégués, lançant des saillies chaudement applaudies contre l’administration Obama, Hillary Clinton et l’obésité du gouvernement fédéral.

«Le temps presse pour notre pays; nous ne pouvons pas permettre à Hillary Clinton de poursuivre les politiques de Barack Obama», a affirmé Marco Rubio, sénateur de la Floride, qui a rappelé à plusieurs reprises son passé de fils d’immigrants ayant dû besogner fort pour le bien-être de sa famille et pour s’extirper de la pauvreté.

«Oui, je me sentirais plus en sécurité si mes employés venaient au bureau armés.» – Donald Trump, questionné à propos de la fusillade survenue récemment dans un collège de l’Oregon, au lendemain de laquelle il avait laissé entendre que ce genre de tragédie arriverait moins s’il y avait du personnel armé à l’intérieur des écoles.

L’importance de réduire le fardeau fiscal des Américains moyens et le biais des médias en faveur du parti démocrate auront fait consensus au sein des candidats pendant la soirée.

C’est M. Cruz qui a réprimandé le premier les journalistes, dénonçant dès le début du débat les questions qui, selon lui, visaient à faire de la soirée une foire d’empoigne entre les candidats. «Ce n’est pas de la lutte dans une cage; pourquoi ne pas poser des questions sur ce qui importe aux Américains?» a lancé le sénateur sous les acclamations de la foule.

De son côté, Mike Huckabee, ancien gouverneur de l’Arkansas a dit que «Donald Trump serait un bien meilleur président qu’Hillary Clinton», répondant à la question d’un animateur voulant savoir si M. Trump était en mesure d’unir un pays où les mœurs sont si différentes d’une côte à l’autre.

À l’inverse, John Kasich, le gouverneur de l’Ohio, s’est attaqué directement au magnat: «Nous sommes sur le point de peut-être choisir quelqu’un incapable d[‘être président]. Réveillez-vous! a-t-il lancé à propos de Donald Trump, qui a glissé au second rang dans les sondages cette semaine, derrière l’ancien neurochirurgien Ben Carson.

Le gouverneur de la Floride, Jeb Bush, est demeuré en retrait pendant le débat, ne réussissant pas à faire prendre à sa campagne l’élan qui lui fait défaut depuis le début.

Aussi dans Monde :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!