Cheryl Senter Donald Trump. Cheryl Senter / The Associated Press

WASHINGTON – Ceux et celles qui ont critiqué le principe de parité hommes-femmes du cabinet de Justin Trudeau ont désormais un allié au sud de la frontière: Donald Trump.

Le politicien, qui ne fait pas dans la dentelle, s’est fait demander mercredi s’il allait imiter le nouveau premier ministre canadien s’il devait être élu président des États-Unis — et il a répondu que non.

Un journaliste du réseau MSNBC a rappelé la désormais célèbre phrase de M. Trudeau «parce qu’on est en 2015» à M. Trump, demandant au candidat à l’investiture républicaine s’il allait lui emboiter le pas.

M. Trump a mentionné qu’il y avait beaucoup de femmes au sein de ses compagnies, peut-être même plus que 50 pour cent. Mais il a expliqué qu’il choisirait les membres de son cabinet sur la base exclusive du mérite.

Il a cité, à titre d’exemple, l’investisseur Carl Icahn, qui appuie la candidature de M. Trump et qui serait en bonne position pour obtenir un poste au cabinet si le magnat de l’immobilier devait remporter la présidentielle américaine.

Ce n’est pas la première fois que M. Trump fait référence au Canada depuis qu’il a annoncé qu’il briguait l’investiture républicaine. Il s’est exprimé sur plusieurs dossiers touchant le pays au cours des derniers mois.

M. Trump a notamment abandonné l’idée de construire un mur le long de la frontière canadienne et il s’oppose au Partenariat transpacifique, affirmant qu’il s’agit d’un mauvais accord pour les États-Unis.

M. Trump appuie toutefois le projet de pipeline Keystone XL de TransCanada.

Avant que le président Barack Obama ne fasse officiellement une croix sur la construction de l’oléoduc, le candidat à l’investiture républicaine avait écrit dans son livre «Crippled America»: «C’est un scandale qu’Obama ait repoussé et même probablement tué le pipeline de 1179 miles de long.»

Le projet de TransCanada sera vraisemblablement un enjeu de l’élection présidentielle de 2016. Les républicains sont en faveur, alors que les démocrates s’y opposent.

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