Getty Images Donald Trump et Ted Cruz, les deux meneurs de la course républicaine, ne se sont jamais attaqués entre eux hier au cours du dernier débat de l’année.

Le refrain sécuritaire a été entonné tour à tour par chacun des candidats à l’investiture républicaine, hier à Las Vegas, au cours du cinquième débat de la course, le premier depuis les attentats de Paris et de San Bernardino.

«L’ennemi, c’est l’islamisme radical», a indiqué dès son mot d’ouverture le sénateur du Texas, Ted Cruz, nouvellement apparu en tête des intentions de vote dans l’État de l’Iowa, où la première primaire de la campagne présidentielle aura lieu le 1er février prochain.

Si les huit candidats parlaient à l’unisson de l’urgence de défaire État islamique (EI), les moyens à employer, eux, variaient d’un candidat à l’autre.

Le milliardaire Donald Trump, dont l’avance n’a jamais été aussi grande à l’échelle nationale depuis qu’il a proposé d’interdire l’accès au territoire américain à tous les musulmans, a répété son intention de «tuer la famille des membres d’EI».

Interrogé sur le caractère cruel et inconstitutionnel de sa proposition par le sénateur du Kentucky, Rand Paul, le magnat s’est rebiffé : «Ils peuvent nous tuer, mais nous, non, c’est ça?»

«Quand je vois qu’ils ont tenu un sommet sur le climat… ils auraient plutôt dû parler de détruire EI.» -John Kasich, gouverneur de l’Ohio

Entre la promesse de M. Cruz d’enfouir EI sous «un tapis de bombes» et les appels à augmenter les dépenses militaires lancés par tous les candidats, la solution au terrorisme proposée par les participants était unanimement militaire hier soir.

Le gouverneur de la Floride, Jeb Bush, qui stagne à 5 % des intentions de vote, semblait avoir repris de l’aplomb hier, lançant de bonnes gauches au meneur.

«Donald est bon pour faire des phrases-chocs, mais c’est le candidat du chaos. Ce n’est pas le commandant en chef qui nous rendra la sécurité.»

Bien que la fusillade de San Bernardino ait été perpétrée avec des armes d’assaut achetées légalement, l’accessibilité de telles armes aux États-Unis n’a jamais été remise en question par les concurrents.

Chacun a souligné l’importance de renforcer la sécurité aux frontières, certains candidats – Donald Trump et le gouverneur du New Jersey Chris Christie, pour ne pas les nommer – promettant d’expulser tous les réfugiés syriens admis sur aux États-Unis s’ils prenaient le pouvoir.

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