Getty Images Des chauffeurs d'Uber en colère contre la compagnie ont manifesté devant les bureaux de l'entreprise à New York, lundi.

Des centaines de chauffeurs d’Uber ont manifesté devant les bureaux new-yorkais de la compagnie lundi pour protester contre les prix réduits imposés par l’entreprise de transport. L’ultimatum adressé aux dirigeants de l’entreprise controversée était simple: soit vous restaurez les tarifs habituels, soit vous faites face aux conséquences.

«[Uber] prétend que nous sommes ses partenaires, a indiqué au New York Times Tsering Sherpa, qui travaille six jours par semaine, huit heures par jour pour l’entreprise. Mais ils nous traitent comme ses esclaves.»

La colère des conducteurs a été déclenchée par les prix coupés mis en place depuis quelques semaines par Uber – une moyenne de 15% de réduction par course. Les chauffeurs de l’entreprise estime que la compagnie diminue ses tarifs à leurs dépends, sans les consulter.

«New York devient de plus en plus chère. Comment sommes-nous supposés survivre avec moins d’argent?» s’est demandé M. Sherpa.

Un communiqué émis par la compagnie lundi cherche à démontrer qu’au contraire, la baisse des prix profite aux conducteurs. «Les affaires sont plus calmes à New York après la période des Fêtes. Nous diminuons nos tarifs pour que davantage de gens utilisent Uber, ce qui est bénéfique pour les chauffeurs puisqu’ils attendent moins pour obtenir une course.»

Cette vision optimiste des choses n’était cependant pas partagée par les manifestants présents lundi, indique le New York Times.

«Personne en Amérique veut travailler plus pour gagner moins, a affirmé au prestigieux quotidien new-yorkais Mohsin Alvi, 28 ans, qui travaille pour Uber depuis trois ans. Ça n’a aucun sens.»

Les baisses de tarif pratiquées par la controversée compagnie – qui déclenche habituellement la colère des chauffeurs de taxi traditionnels, ces derniers estimant que le service leur livre une concurrence déloyale – ne se restreignent pas à New York. Uber a annoncé au début du mois de janvier que la révision de ses prix s’appliquerait dans plus de 100 villes aux États-Unis comme au Canada.

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