John Stillwell Julian Assange. John Stillwell / The Associated Press

GENÈVE, Suisse — Un comité des Nations unies (ONU) a bel et bien conclu que le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, était victime d’une “détention arbitraire” depuis les six ans où il est traqué par la Grande-Bretagne et la Suède.

Pour éviter son arrestation, M.Assange s’est réfugié en 2012 à l’ambassade de l’Équateur en Grande-Bretagne, à Londres; il s’y trouve encore.

Dans sa décision rendue vendredi à Genève, le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire ajoute que Julian Assange devrait être libéré et qu’une compensation devrait lui être versée.

La décision du Groupe de travail avait déjà été communiquée publiquement jeudi par le ministère suédois des Affaires étrangères, vraisemblablement parce qu’elle avait été transmise à quelqu’un. Elle n’est toutefois pas contraignante.

La Grande-Bretagne et la Suède souhaitent arrêter et interroger Julian Assange qui est devenu une célébrité internationale il y a quelques années lorsque WikiLeaks a publié des millions de documents officiels contenant des informations sensibles. C’est toutefois pour une affaire d’agression sexuelle que la Suède veut interroger M.Assange, qui a toujours nié une telle responsabilité.

Les autorités britanniques, de leur côté, veulent l’arrêter pour ne pas avoir respecté les conditions de sa remise en liberté sous caution.

Julian Assange, un Australien âgé de 44 ans, a toujours craint qu’un séjour dans certains pays pourraient l’entraîner dans une extradition vers les États-Unis, là où il pourrait être poursuivi pour les activités de WikiLeaks.

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