John Bazemore/The Associated Press Donald Trump

WASHINGTON – Faisant fi des commentaires négatifs de bon nombre de personnalités importantes du parti, le populiste Donald Trump a poursuivi son ascension vers l’investiture républicaine en prévision de l’élection présidentielle de novembre aux États-Unis.

Le candidat a confirmé son élan en ajoutant la Géorgie, l’Alabama, le Massachusetts, la Virginie, le Vermont, le Tennessee et l’Arkansas dans sa besace.

Encore mieux pour lui, Marco Rubio et et John Kasich ne semblent pas parvenir à se démarquer l’un de l’autre pour s’affirmer comme le seul candidat apte à faire barrage à l’actuel meneur.

Ted Cruz pouvait toutefois se consoler puisqu’il est tout de même parvenu à l’emporter dans trois États, dont le sien, le Texas, de même qu’en Oklahoma et en Alaska.

M. Rubio a inscrit une première victoire en remportant le caucus du Minnesota devant Ted Cruz. Les électeurs de cet État ont fait mentir Donald Trump qui avait claironné qu’il ne ferait pas pire qu’une deuxième place.

En fait, le vainqueur de la soirée se sentait tellement en confiance qu’il a accepté de répondre aux questions des journalistes après avoir prononcé son discours de victoire, une stratégie fort habile car, du même coup, il a empêché ses adversaires de prendre la parole à une heure de grande écoute.

Il a continué de se présenter comme un grand rassembleur. «Ce soir, nous commençons à rassembler le Parti républicain pour que nous puissions être prêts en novembre», a-t-il promis. Mais un peu plus tard, il a menacé le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, en disant «qu’il va payer le prix» s’il ne parvient pas à s’entendre avec lui. S’il a félicité Ted Cruz pour ses deux victoires, il n’a pas oublié d’insulter Marco Rubio avant de s’en prendre à Hillary Clinton, osant même affirmer qu’elle ne devrait pas avoir le droit d’être éligible.

M. Trump a affirmé ne pas se préoccuper des manigances de l’establishment qui pourrait tenter de forcer la main des délégués pour qu’ils votent pour un autre candidat à la convention républicaine en juillet. «Quand quelqu’un fait aussi bien que moi, je pense que la démocratie nécessite que je devienne le candidat de mon parti à la présidentielle», a-t-il lancé.

De son côté, Ted Cruz s’est proclamé comme étant l’autre grand vainqueur de la soirée. Il a tendu la main à ses adversaires pour vaincre Donald Trump. «La seule façon de le défaire est de vous unir à moi», a-t-il déclaré.

Le sénateur texan — qui s’est permis de citer deux anciens présidents démocrates, Franklin Delano Roosevelt et John Fitzgerald Kennedy — a aussi soutenu que la nomination de Donald Trump «serait un désastre pour le Parti républicain, le mouvement conservateur et la nation tout entière». Il s’est ensuite présenté comme étant le seul conservateur de la course, décrivant le politicien populiste comme étant un homme de Washington prêt à s’entendre avec les démocrates sur divers points.

Au cours des derniers jours, plusieurs dirigeants du Parti républicain ont reproché à l’actuel meneur d’avoir trop tardé à rejeter l’appui que lui avait donné un ancien leader du groupe raciste Ku Klux Klan. D’autres ont ouvertement douté de ses capacités de rassembleur et ont même menacé de ne pas voter pour lui en novembre.

Quant à Marco Rubio, il a refusé de baisser les bras. En entrevue sur les ondes de CNN, il a déclaré qu’il était celui qui pouvait sauver le Parti républicain «d’un escroc». Selon lui, Donald Trump ne sera jamais capable d’obtenir le nombre de délégués lui permettant d’obtenir l’investiture.

Mais les électeurs républicains n’ont pas entendu les critiques, même celles émanant de leur formation politique préférée.

Dans le sud du pays, la vague annoncée s’est même transformée en raz-de-marée dans certains États. Ainsi, l’homme d’affaires récolte 39,5 pour cent des voix au Tennessee, 39,3 pour cent en Géorgie et 43,8 pour cent en Alabama.

Sa victoire est moins éclatante en Virginie où Marco Rubio a offert une certaine résistance. M. Trump y récolte quand même plus de 34,7 pour cent des suffrages, un peu moins de trois points de pourcentage devant le sénateur de la Floride. Il enlève aussi l’Arkansas en récoltant 33,7 pour cent des voix, 3,9 points de pourcentage de plus que Ted Cruz.

De plus, Donald Trump triomphe aussi dans le nord. Par exemple, au Massachusetts, il parvient à enlever 48,7 pour cent des votes, devançant largement le gouverneur de l’Ohio, John Kasich et Marco Rubio.

Avant les résultats du «super mardi», M. Trump pouvait compter sur l’appui de 187 délégués. Il en compte au moins 114 autres. Ted Cruz en ajoute au moins 50 à son total tandis que Marco Rubio en accueille au moins 35 autres.

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