La Presse Canadienne Simon Pérusse

MONTRÉAL — Moko-la-corneille ne volera plus dans le poulailler pour un certain temps, du moins selon son maître, qui soutient qu’un juge lui a accordé la permission de garder l’oiseau comme animal de compagnie.

Simon Pérusse, un résidant de Québec âgé de 51 ans, dit avoir contesté en cour une amende de 650$ qui lui avait été imposée par le ministère des Forêts de la Faune et des Parcs parce qu’il gardait un animal sauvage sans permis.

M. Pérusse dit avoir entrepris les démarches pour obtenir un permis en 2015, après qu’un propriétaire d’un terrain voisin s’est plaint à propos de la corneille. M. Pérusse raconte toutefois s’être vu imposer une amende et avoir été informé que son précieux compagnon à plumes serait saisi si l’amende était maintenue.

«Soit je plaidais coupable et ils reprenaient Moko, (c’est-à-dire) que je payais une amende de 650$ et qu’ils euthanasiaient Moko, ou, l’autre possibilité que j’avais, c’était d’attendre le jugement de la cour, ce que j’ai fait», a-t-il dit au cours d’une entrevue téléphonique.

Selon la loi québécoise, un permis est nécessaire pour détenir un animal sauvage, mais il est généralement interdit d’avoir l’une de ces bêtes comme animal de compagnie.

Mais un jugement rendu jeudi permettrait à M. Pérusse de garder l’oiseau dont il s’est occupé après que celui-ci eut chuté du haut d’un nid et se fut fracturé une aile alors qu’il était âgé d’à peine deux semaines, a raconté l’homme métis.

Le juge a reconnu que Moko ne pouvait ni voler ni survivre dans la nature, explique-t-il, ajoutant que le juge a également relevé qu’aucun permis n’existe pour la détention de corbeau ou de corneille.

«On me reprochait de ne pas avoir un permis qui n’existe pas.»

Il décrit la bête — qu’il croit être un mâle — comme un oiseau affectueux qui s’assoit souvent sur son épaule pendant ses heures de travail comme guide sur un site traditionnel huron.

«C’est incroyable, la corneille, c’est vraiment très intelligent, a-t-il lancé. Si je fais mon ménage, que je mets de la musique et que je me mets à danser, elle fait la même chose sur son perchoir. (Quand) ma conjointe passe le balai et prend le tapis du chien pour le secouer, la corneille prend son tapis dans sa cage et le secoue.»

M. Pérusse, qui est d’origine métisse, fait valoir que de venir en aide à la nature sauvage fait partie de la culture traditionnelle des Premières Nations.

Un porte-parole du gouvernement n’était pas disponible, dans l’immédiat, pour commenter.

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