Collaboration spéciale

Un homme de Shawinigan, Jean-Pierre Auclair, est dévasté depuis le lundi 24 avril. Des agents de la faune lui ont enlevé son raton laveur, nommé Rosie, qu’il avait gardé depuis un an parce qu’il n’avait pas de permis d’exception afin de pouvoir garder l’animal en toute légalité.

Il faut savoir qu’il faut avoir un permis d’exception pour pouvoir garder un animal sauvage comme un raton laveur ou une moufette.

Un signalement a été fait au ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs en mars dernier, et des agents ont rencontré M. Auclair au début du mois d’avril. «L’homme avait déjà fait l’objet d’un signalement en août de l’an dernier alors qu’il demeurait à Saint-Séverin-de-Prouxville, explique Jacques Nadeau, porte-parole pour le ministère. Lorsque les agents se sont rendus à sa résidence, ils ont constaté que la cage était trop petite pour l’animal, qu’il n’avait pas un accès pour l’extérieur, il était en mauvaise condition physique et se trouvait dans un endroit insalubre. Nous avons donné un délai de deux semaines à monsieur pour qu’il puisse se procurer un permis, mais il n’a pas donné suite. Le 24 avril dernier, des agents se sont rendus chez lui et l’animal était toujours gardé illégalement. Le raton laveur a été remis à Zoo Académie à Nicolet qui détient les permis pour s’en occuper. On comprend la tristesse de monsieur et qu’il est attaché à l’animal. L’animal pourrait être porteur de maladie aussi et il fallait protéger monsieur autant que l’animal.»

Lorsqu’un animal sauvage est en captivité depuis un certain temps, le ministère ne remet pas l’animal dans son milieu naturel comme il n’a aucun repère.

De son côté, M. Auclair avoue qu’il n’a pas effectué toutes les démarches afin d’obtenir le permis d’exception. «Le ministère voulait savoir la nouvelle place pour installer mon raton, et je l’avais installé dans le garage. Le 24 avril au matin, j’ai envoyé des photos au ministère et j’ai demandé si un agent pouvait m’aider à remplir correctement les papiers pour le permis. En après-midi, ils sont arrivés avec un mandat pour saisir mon raton. Ça fait plus d’un an que j’ai adopté Rosie (le nom de l’animal) depuis qu’elle est bébé. Je l’ai nourri à la bouteille pendant trois mois.»

M. Auclair est allé voir son animal à Nicolet mercredi après-midi. «Elle n’avait même pas d’abris pour être protégée de la pluie. Elle grelottait et ne mange plus. Elle est habituée d’être à la chaleur. Le refuge n’a même pas été informé de la façon dont je la traitais. J’ai peur qu’elle ne tienne pas le coup», exprime avec émotion M. Auclair.

L’homme dénonce la façon de faire du ministère. «On me dit que je ne peux plus me procurer de permis comme l’animal n’est plus chez moi. Ils (les gens au ministère) me découragent pour lâcher prise, mais je ne lâcherais pas. L’année dernière lorsque j’ai été averti pour une première fois, je n’ai pas été informé que ça me prenait un permis. Avoir été informé, j’aurais pris le permis l’an passé.»

M. Auclair a même créé une page Facebook intitulée Sauvons Rosie.

Il indique que le raton laveur ressemble à un chat quant à son comportement, mais peut écouter comme un chien. «Je lui ai montré des tours. Rosie sait faire la belle, et se couchait à ma demande. Je la nourrissais avec de la moulée pour chien, et je lui donnais des légumes et des fruits. Lorsque j’étais là, je la laissais libre dans la maison. Même mon chien s’ennuie d’elle. Il va se coucher à côté de sa cage.»

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