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Des radars indiquant des précipitations de neige en plein été, cela peut sembler bizarre, pourtant, c’est bel et bien arrivé. Par contre, ce ne sont pas de blancs flocons qui ont été détectés de la sorte…

Il s’agit, en fait, d’une migration massive du papillon de la tordeuse du bourgeon d’épinette, qui est venue embrouiller les instruments de détection météorologiques.

On se souvient avoir beaucoup entendu parler, dans les années 1980, de cet insecte nuisible, qui s’attaque aux résineux, particulièrement aux sapins et bien sûr, comme leur nom l’indique, aux épinettes.

Au grand dam de tous, l’épidémie est réapparue, depuis 2005, dans l’est du Québec. Les populations de cet insecte sont croissantes sur la Côte-Nord, dans le Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Un radar embrouillé
Les essaims de ce papillon, qui passent dans le champ de détection des radars, sont tellement denses et étendus que ceux-ci interprètent leur présence comme s’il s’agissait de précipitations de neige!

C’est à Rimouski, en 2013, à la suite d’une migration de masse, que l’on commença à utiliser les radars afin de suivre la migration de l’insecte.

Ressources Naturelles Canada, l’Université McGill et l’Observatoire J.S. Marshall, qui appartient à cette dernière, se sont d’ailleurs associés pour utiliser les données météorologiques d’Environnement Canada à cette fin.

Selon Yan Boulanger, scientifique en écologie forestière, à Ressources naturelles Canada, l’analyse de ces données servira à mettre au point un outil, qui permettra de mieux suivre et comprendre la migration des populations de tordeuses des bourgeons de l’épinette, lors d’éclosions.

Les villes sont-elles à l’abri?
Habituellement, les nuées de papillons se déplacent à une certaine hauteur, passant inaperçues.

Cependant, lors de certaines conditions atmosphériques particulières, il peut arriver que les essaims descendent au niveau du sol, offrant aux observateurs un spectacle irréel.

On peut littéralement apercevoir une tempête de papillons s’abattant alors sur le sol.

«Il n’est pas exclu que ce genre de manifestation puisse atteindre les zones urbaines», nous confie Monsieur Boulanger.

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