Thinkstock Un coiffeur au travail

Un cas de discrimination sexuelle flagrante fait beaucoup jaser en France, opposant un coiffeur et son ancien employeur, qui l’aurait traité de pédé.

Selon le jugement rendu par le Conseil de prud’hommes de Paris (l’équivalent d’un Tribunal administratif du travail), un coiffeur qui se fait traiter de pédé n’est pas reconnu comme un propos homophobe parce que «les salons de coiffure emploient régulièrement des personnes homosexuelles».

L’histoire a débuté quand le coiffeur en question a pris un congé maladie, en juillet 2015. Par erreur, l’employé avait reçu un courriel à son sujet, mais dont il ne devait pas être le destinataire. Sa patronne disait: «Je ne le garde pas. Je ne le sens pas ce mec. C’est un pédé, ils font tous des coups de p…». Le lendemain, lors de son retour au travail, le coiffeur se faisait montrer la porte.

C’est à ce moment qu’il a décidé de faire appel de son congédiement pour discrimination au Conseil de prud’hommes. Le résultat est celui qui fait présentement le buzz sur les réseaux sociaux: le terme pédé n’est pas discriminatoire.

L’employeur a été obligé de verser 5000€ au titre de préjudice moral, mais la discrimination homophobe est complètement écartée du jugement.

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