Canal Vie

Allons-y d’abord avec une évidence: je ne suis assurément pas le public cible de l’émission Les reines du couponing à Canal Vie. Même qu’objectivement, je suis de l’autre côté du spectre. Par contre, j’y ai quand même consacré le temps de quelques épisodes pour me faire une idée de la bête et, je dois l’admettre, je suis sans mot.

Sans mot parce que je ne sais pas si je dois prendre l’émission au 2e degré ou si ces dames, et quelques messieurs, ne jouent pas tant le jeu pour les caméras. Sans tomber dans la méchanceté gratuite, disons que la distribution des émissions que j’ai visionnées n’était pas particulièrement édifiante.

L’idée n’est pas d’insulter les participants à l’émission, mais à part pour assouvir une curiosité morbide, qui s’intéresse à cette «compétition» entre deux équipes de couponneuses dévalisant un Wal-Mart (pour ne pas le nommer) afin de cumuler la plus grosse facture imaginable sans débourser un sou?

Autre question, si deux femmes travaillent plusieurs semaines à temps plein pour faire une épicerie de 2000$ «gratuitement», ne travaillent-elles pas sous le salaire minimum même si les économies sont réelles?

Vous me direz que je suis de mauvaise foi et qu’elles accomplissent une belle action en donnant à des organismes le fruit de leur labeur. Là-dessus, je n’ai rien à redire. C’est très noble. Mais est-ce que se donner en spectacle pour les kodaks est une nécessité avant de faire une bonne action?

Poser la question, c’est y répondre.

C’est ce que je reproche le plus à l’émission. Il s’agit d’un triste spectacle où des femmes (la plupart du temps) courent comme des hystériques dans un magasin à grande surface afin de remplir des paniers de détergents à lave-vaisselle, de chandelles aromatisées et de denrées non périssables.

C’est beaucoup de bruit pour pas grand-chose.

Le couponing a déjà été porté à l’écran, très souvent même. On pourrait dire qu’il s’agit d’une émission parmi tant d’autres et de la visionner si la chose vous intéresse déjà. Sauf que l’excès de l’opération, l’aspect compétitif, chronométré et encadré me dérange. On ouvre la porte à se moquer du travers de ses couponneuses et je ne suis pas à l’aise avec cela.

J’ai peut-être l’esprit dérisoire, mais je ne suis certainement pas le seul. Un peu de modération avec ce genre de concept serait grandement apprécié.

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