ICI Radio-Canada Télé Bye Bye 2010

À quelques jours des grandes revues de fin d’année, une question simple pour la nouvelle réalité de la consommation télévisuelle : c’est pour quand l’accessibilité en ligne du Bye Bye?

Au-delà de l’enjeu du direct, et des cotes d’écoute, pourquoi est-ce que Radio-Canada ne se mouille pas au multiplateforme avec une émission aussi populaire que le Bye Bye du 31 au soir? Où serait le risque quand on sait que, de toute façon, tout le monde (ou presque) regarde le Bye Bye? Pourquoi pas l’offrir sur toutes les plateformes en même temps et comparer les chiffres, analyser les données, voire l’impact réel d’un choix optimisé pour le consommateur et non pour le diffuseur.

Changer l’équation – casser le moule – embrasser l’avenir.

Surtout qu’une grande partie de la promotion dudit Bye Bye sera faite sur les médias sociaux pour la précieuse récolte de «like» sur Facebook. Il y aura aussi des mots-clics à l’écran pour ratisser les gens sur Twitter. On fragmente le contenu pour étendre sa portée au lieu d’augmenter son accessibilité. Une équation imparfaite qui fait l’affaire des publicitaires des chaînes de télé … et de pas mal personne d’autre.

Aussi, dans la foulée, pourquoi les archives des Bye Bye sont-elles enfouies dans la voûte de Radio-Canada?

Je suis persuadé qu’on trouverait du plaisir à revoir les folies de Dominique Michel ou les Bye Bye de RBO. Tou.TV serait grandement bonifié avec les archives des Bye Bye, surtout durant les vacances des fêtes.

On sent une ouverture à l’Internet de la part des diffuseurs, mais c’est encore à reculons, comme si on avait peur de briser la télévision si on osait utiliser l’Internet pour la bonifier.

C’est quand même triste. L’accessibilité n’a jamais été aussi simple grâce à la technologie, mais des dirigeants se cassent encore la tête pour mettre des obstacles aux utilisateurs. L’argent n’est pas dans la cure, mais dans la médication. Si c’est vrai en santé – ça doit être vrai pour notre divertissement. On utilise les nouvelles technologies avec de vieilles façons de faire jusqu’à ce qu’on trouve comment faire une cenne avec la nouveauté.

Bref, quand les gens auront déserté Facebook, la télévision sera gratuite sur la plateforme. En attendant, les pubs sont abondantes et le contenu restreint au maximum.

Drôle de logique.

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