Netflix House of Cards saison 4

Ça fait quelques semaines que c’est en ligne sur Netflix, avez-vous eu le temps de dévorer la quatrième saison de l’excellente série House of Cards? Étiez-vous de ceux qui avaient été reboutés par la lenteur de la troisième saison? Êtes-vous réconciliés? Vivez-vous un deuil depuis le dernier épisode?

C’est très difficile de ne pas consommer abusivement les épisodes de cette saga politique.

Pour une fois, on nous fait réfléchir sans sentir le besoin de nous faire rire et, dans toute sa méchanceté, le personnage de Claire Underwood est une démonstration concrète qu’il est possible d’écrire des beaux rôles pour des femmes qui ne reposent pas seulement sur la sexualité et la séduction.

La première dame des États-Unis est tout aussi machiavélique que son mari le Président et elle ne cède pas un pouce, tant à l’écran que dans cette course au pouvoir du couple Underwood.

Sans vendre la mèche, la quatrième saison prend une direction complètement captivante pour sa course à l’investiture démocrate et, surtout, déterminer le prochain Président des États-Unis.

Difficile d’être plus collé sur l’actualité.

On pourrait penser que la complexité de l’appareil politique américain serait un obstacle à notre appréciation, mais c’est tout le contraire qui se produit.

Des politiciens corrompus, des jeux de coulisses, du pouvoir acquis par les raccourcis, deux partis politiques difficilement discernables en raison de leurs grandes similitudes idéologiques – ça ne vous rappelle pas le Canada? Ça ne vous rappelle pas le Québec?

L’ascension de Frank et Claire Underwood se passe à la Maison Blanche, mais elle encapsule bien notre vision de la politique dans l’ombre de l’UPAC et des arrestations de la semaine dernière. Difficile de ne pas être blasé.

Un petit appel à nos producteurs: c’est pour quand un House of Cards québécois sur les luttes politiques de la dernière décennie? Pas une comédie là, François Avard est déjà pas mal occupé, mais une dramatique qui poserait quelques questions pertinentes.

Je sais qu’on est un peu allergique à ça ici au Québec à la télé un peu plus lourde, plus nuancée, mais pourquoi pas tenter le coup? Les productions de Netflix démontrent qu’il y a un marché pour ça, suffit d’oser un peu.

Série Noire a fait la démonstration qu’il y a un public pour de la télé autrement.

1+1 = House of Cards QC, un jeune libéral se faufile au pouvoir avec adresse entre deux scandales. Ça s’écrit tout seul.

En attendant, la suite d’House of Cards c’est seulement l’an prochain. Heureusement, Game of Thrones revient bientôt pour nous faire patienter un brin.

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