ICI Radio-Canada Télé Minuir le soir

En cette fin de semaine de la Fête nationale du Québec, c’est de mise que d’afficher notre fierté québécoise, celle qui allume nos passions et qui nous fait pousser des beaux sacres bien gras quand nous sommes à l’extérieur du pays pour illustrer la couleur de notre langue riche, particulière, unique.

Bref, «Bonne Saint-Jean» c’est plus qu’un prétexte pour chanter du Marjo et du Paul Piché avec une bière tiède dans un parc. C’est aussi, dans sa forme simpliste, un sentiment d’appartenance à une culture qui nous est propre.

Cette culture s’exprime dans nos productions télévisuelles et pour cette longue fin de semaine fériée, soyons fiers de quelques-uns de nos grands coups.

On peut être fier de Minuit le soir et de 19-2, deux productions d’une très grande qualité de la part d’une équipe tissée serrée. Podz et ses amis ont marqué notre petit écran avec des dramatiques un peu drôles, pas mal tristes et très marquantes.

Claude Legault a perdu son lustre de «petit comique» avec ses rôles plus durs et, vraiment, c’était une révélation. Julien Poulin aussi nous a fait oublier son Elvis avec un «doorman» d’expérience plus vrai que vrai.

On peut être fier de Les Invincibles et de Série noire. Deux plumes uniques, une vision de l’homme et de l’amitié qui a refaçonné notre approche aux relations masculines. Le duo Létourneau/Rivard nous a offert une façon différente d’approcher le «héros» masculin.

Nous connaissons la fin, marquante, des Invincibles et nous espérons une autre suite à Série Noire parce que c’était, lors des dernières années, le phare d’espoir de notre télé.

On peut être fier d’Un gars une fille qui, malgré les années, encapsule encore bien une partie de notre patrimoine.

La série de Guy A. Lepage est possiblement notre plus grand succès à l’étranger, le format s’appliquant à toutes les cultures. Même si certaines blagues ont pris quelques rides, avouons-le, la pertinence de la série n’est pas diminuée pour autant. Un coup de génie, au bon moment, au bon endroit, à la bonne époque.

On peut être fier des Galas Juste pour rire sur nos écrans. Même si on peut critiquer le format très édulcoré, c’est tout de même une imposante vitrine pour nos humoristes et une marque de commerce québécoise. L’humour, ici, est un projet de société. La preuve, les humoristes sont partout dans nos médias.

On pourrait inclure la LNI dans le lot, mais malheureusement, les matchs ne sont plus diffusés à la télé. C’est très dommage d’ailleurs.

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On peut être fier de Télé-Québec qui, avec des budgets ridiculement bas, produit des émissions d’une très grande qualité. On peut ne pas être en accord avec toutes les productions de la chaîne, mais l’ensemble de l’oeuvre est impressionnant. Une «petite» chaîne, peut-être, mais de la grande télé très souvent.

Et finalement, nous pouvons être fiers de nos artisans d’ici. Quand je mentionnais les petits budgets de Télé-Québec, c’est une réalité pour tous nos diffuseurs. Les bourses sont minces, surtout quand on se compare à la France ou aux États-Unis. Mais la qualité est au rendez-vous. La créativité est à son comble dans cet univers de contraintes, de censure et de publicitaires à satisfaire.

Notre télé est riche, inventive et surprenante. On peut être fier.

En fait, non, on doit être fier – on fait du bon travail.

Bonne Saint-Jean!

 

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