En ce grisâtre mois de février, alors que la planète semble à feu et à sang, voir la vie en vert n’est pas un luxe. En 1990, le magazine Time avait fait état d’un trou béant dans la couche d’ozone causé par la pollution atmosphérique.

Si la tendance se maintient, ce trou sera partiellement colmaté dans un demi-siècle. Tendance, oui, parce que si rien n’est gagné, tant dans le débat public que dans les pratiques industrielles, la question environnementale se pose et s’impose enfin.

En 2015, The Lancet nous apprenait qu’un décès sur six à l’échelle mondiale – neuf millions par année – était lié à la pollution. En Europe seulement, les dépenses médicales des États liées à la pollution s’élèvent à 20 G€ (31 G$) par année.

Terreau fertile de l’industrie automobile, l’Allemagne fait les manchettes depuis un an à cause du scandale Volkswagen (les bonnes nouvelles s’en viennent, une minute!). Onze millions de véhicules ont été trafiqués pour camoufler leurs infractions aux normes environnementales.
Pour améliorer la qualité de l’air, l’Allemagne a annoncé qu’un projet de gratuité des transports en commun serait testé dans cinq villes aussi tôt qu’à la fin de 2018.

Avec d’ores et déjà 10 milliards de déplacements en Allemagne chaque année, une gratuité à plus grande échelle nécessiterait des investissements majeurs. Un fonds de 1 G€ (1,55 G$), auquel ont contribué des géants de l’automobile, dont BMW et Volkswagen, a été créé à cette fin.

La France est pour sa part en train de mettre la clé dans ses centrales au charbon, deux ans avant l’échéance prévue, pour se concentrer sur les énergies renouvelables.

Toujours en tête de file, la Norvège compte déjà un tiers de véhicules électriques sur ses routes. Loin de pavoiser avec sa longueur d’avance, elle se concentre plutôt sur son objectif d’éliminer entièrement les véhicules à énergie fossile d’ici 2025.

L’Inde, qui fait le même pari pour 2030, abrite quant à elle le premier aéroport alimenté exclusivement par de l’énergie solaire. Et ce n’est pas un aéroport de village: c’est le septième aéroport au pays pour ce qui est de l’achalandage, avec mille vols par semaine.

L’Inde a également interdit les objets jetables en plastique dans sa capitale et battu le record mondial du nombre d’arbres plantés en une journée, soit 49,3 millions.

Son voisin chinois voit également une lueur d’espoir à travers l’épais brouillard de pollution qui enveloppe ses centres urbains. En décembre 2016, une alerte rouge de cinq jours a été en vigueur à Beijing alors que l’air y était quasi irrespirable.

Un an plus tard, un ciel bleu surplombait la capitale et la cote d’alerte à la pollution était de la même couleur. Le taux de microparticules polluantes avait diminué de 40 %, une amélioration attribuable non seulement aux fronts froids, qui leur permettent de se déplacer et de se dissiper, mais aussi aux efforts nationaux pour améliorer la qualité de l’air.

Alors que Montréal a l’hiver déréglé cette année, il semble opportun de faire la lumière sur les efforts en matière de lutte contre changements climatiques si nous ne voulons pas être avalés par la grisaille.

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