Vous connaissez sûrement le phénomène de la fumée secondaire, qui peut nuire à la santé de non-fumeurs. Eh bien, ce phénomène existe également en matière d’humeurs et de stress.

Si vous êtes non-fumeur, aimez-vous respirer les effluves des fumeurs? Vous dites-vous à chaque occasion qu’ils vous contaminent un peu sans le savoir? Êtes-vous conscient des effets secondaires qu’ils peuvent avoir sur votre santé? Réagissez-vous quand vous voyez un parent fumer allègrement en voiture alors que les enfants sont assis à l’arrière?

Savez-vous que le même phénomène existe en ce qui a trait aux humeurs ou au stress? Eh oui! Des recherches sur les neurones miroirs ont montré que nous sommes contaminés de la même façon par les émotions des gens qui nous entourent.

Le simple fait d’observer un collègue stressé suffit à produire du cortisol, l’hormone du stress, dans votre organisme. C’est une réaction programmée dans vos gènes. Si un membre de la meute est stressé, il y a une bonne raison à cela  mieux vaut que vous soyez sur vos gardes. De même, le seul fait de voir un collègue pleurer et de sentir sa tristesse suffit à réduire votre vitalité et votre plaisir au travail.

Nous réagissons constamment en fonction de ce que nous communique notre univers. C’est donc dire que, si vous souhaitez vous sentir bien, vous avez intérêt à ce que vous collègues se sentent bien eux aussi. Parce que vous êtes influencé par les autres, le défi du mieux-être n’est donc pas une quête personnelle. C’est une responsabilité qui incombe à chacun de nous. Vous avez le pouvoir, chaque jour, d’être une source d’énergie ou un vampire énergivore. Vous pouvez, dans une métaphore galactique, vous comporter en nova ou en trou noir.

Mais pour que le tout fonctionne, l’effort doit être collectif. Une seule personne positive travaillant avec huit collègues tristes ou stressés ne pourra pas être à la hauteur. Elle sera très bientôt tirée vers le bas ou elle devra choisir d’aller travailler ailleurs. On ne peut pas rester insensible au malheur et au stress de ceux qui nous entourent.

Les patrons sont responsables!

C’est d’abord la responsabilité des patrons, des superviseurs, des contremaîtres et des gestionnaires d’insuffler un peu de positivisme dans leurs services respectifs. Ils doivent donner l’exemple. Ils doivent identifier les gens qui vivent des moments difficiles et leur offrir tout le soutien nécessaire. Sinon, c’est l’ensemble des troupes qui sera contaminé.

Mais la responsabilité va plus loin. Elle opère également entre collègues. Soyez à l’affût de ce que vivent les autres et aidez-les à passer par-dessus les épreuves. Ce faisant, vous arriverez à les remettre sur le chemin du positivisme et vous réduirez les répercussions des humeurs négatives ambiantes.

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