La saison des conférences étant terminée, je comble le vide en rédigeant. Cette année, j’écrirai Chialage interdit, un livre qui paraîtra en septembre.

J’ai décidé aujourd’hui de vous faire découvrir une toute petite partie du chapitre 1, celui portant sur les ravages du chialage dans une organisation.

Tout d’abord, il agit comme un véritable cancer au cœur de la passion qui devrait animer votre groupe. Et qui dit cancer dit nécrose, affaiblissement et perte des forces vives. La passion, c’est ce qui nous anime, ce qui nous donne une raison d’être et ce qui nous énergise.

Le chialage fait chuter l’énergie dans le groupe. C’est comme un smog léger qui couvre la ville: on le voit pas, mais il nuit à notre respiration et diminue notre tonus. Il prive les équipes de cet esprit alerte et enjoué qui rendent la vie organisationnelle captivante. En langage populaire, on dirait qu’il amène les gens à se mettre à «off».

Le chialage mine la créativité. Puisqu’il engourdit les gens en leur communiquant incessamment qu’il n’y a rien à faire et que tout est perdu d’avance, il encourage un sentiment d’impuissance qui bloque les vannes de la créativité. D’autant plus que ces vannes seront déjà fermée si le milieu de travail n’offre pas ce fameux ratio de trois pour un dont nous parlions plus tôt. Je vous laisse deviner les chances de survie d’une entreprise qui ne fait plus preuve de créativité afin de mieux servir son marché.

Le chialage fait fuir les meilleurs employés. On se tanne de se faire dire que telle idée ne fonctionnera pas, qu’il n’y a rien à faire et que le monde est injuste. Quand on a du potentiel et qu’on refuse de se joindre aux troupes qui se lamentent, on trouve un meilleur employeur ailleurs. L’organisation qui tolère le chialage risque donc de se retrouver avec ce qui reste quand les meilleurs éléments ont quitté.

Le chialage fait fuir les clients. Vos clients souhaitent une expérience d’achat agréable. Ils souhaitent entrer en contact avec des gens enthousiastes et visiblement heureux de les servir. Ils n’ont aucune envie de se retrouver face à zombies organisationnels qui les videront de leur propre énergie.

Le chialage vous rend incapable d’adapter votre offre aux besoins de votre clientèle. Pour les chialeurs, les requêtes particulières sont des caprices, tandis que pour les employés engagés, c’est de la valeur ajoutée. Quels impacts ces deux attitudes peuvent-elles avoir sur les clients? Prenez le temps d’y penser.

Et pourtant, nombre d’organisations l’endurent quand même. Des gestionnaires m’ont même raconté que «ça aide les employés à ventiler leurs frustrations». Ce n’est pas vrai du tout; ça aide les employés à entretenir des frustrations qui nuisent à votre climat organisationnel et à votre capacité de faire face aux défis qui vous attendent.

C’est faire preuve de lâcheté que d’accepter sans rien faire ce phénomène dans nos murs. C’est faire comme les Troyens quand ils ont tiré le cheval de Troie dans leurs murs.

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