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Je donnais récemment ma formation sur le harcèlement au travail et les participants ont bien aimé ma typologie des principaux agresseurs. Je la partage avec vous aujourd’hui. Elle est tirée de la collection SOS Boulot.

Il y a tout d’abord l’épais. C’est un mal élevé qui n’a pas appris à censurer ses propos. Il dit des choses et n’a pas conscience de leur impact sur les gens. Le problème, c’est qu’il a une faible intelligence émotionnelle. La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de l’amener à changer si on lui fait réaliser l’impact de ses propos.

Arrive ensuite l’humoriste acerbe. Celui-ci aime faire des blagues, mais son sens de l’humour est douteux. Il rabaisse les gens, met en valeur leurs défauts et leurs erreurs. Et quand on lui fait remarquer que telle remarque était blessante, il répond: «Tu ne sais pas prendre une blague…»

Que dire de la brute? Il s’agit d’une personne qui a une faible estime de soi et qui, pour se sentir bien, ressent le besoin de diminuer et d’écraser tous ceux qui l’entourent. Il est rare qu’on puisse changer les comportements d’une brute. Ces personnes ont besoin de thérapie et de prise en charge.

Avez-vous déjà eu affaire à un conspirateur? Il s’agit d’un stratège qui vise les promotions et les meilleures primes. En conséquence, il n’hésite pas à torpiller le travail de ceux qu’il perçoit comme étant ses adversaires, quitte à saboter son organisation. Par exemple, le conspirateur qui souhaite être consacré meilleur vendeur fera en sorte que ses collègues ratent leurs ventes.

Il y a finalement l’imposteur. Celui-ci vient d’obtenir une promotion, mais dans son for intérieur, il a le sentiment que d’autres la méritaient plus que lui. En conséquence, il tentera de se débarrasser de tous ceux qu’il perçoit comme des menaces, de tous ceux qui lui semblent plus compétents. Pour briller, il s’entourera alors d’incompétents et présidera à la lente descente de son service.

Aucun de ces agresseurs ne devrait pouvoir sévir dans une organisation. Ils nuisent à la rétention du personnel, au climat de travail, à la satisfaction des clients et à l’atteinte des objectifs. Pourtant, souvent à cause de la couardise des dirigeants, on les supporte très longtemps.

Dans ces cas-là, il faut agir: dénoncer, revendiquer, faire valoir ses droits. Vous pouvez bien vous dire qu’à la longue, ils se lasseront, mais avec le temps, c’est eux qui finissent par gagner. Vous aurez beau vous penser fort, jour après jour, les agressions éroderont votre énergie et votre estime personnelle.

N’attendez pas de faire partie des victimes pour réagir.

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