Métro Le fait que vous ayez pris deux jours de congé pour vous occuper de votre enfant devrait embellir votre image et non l’entacher.

Chaque lundi, notre chroniqueur propose une série sur les patrons.

«La semaine dernière, ma fille a été malade. Une coque­luche. Je ne pouvais la laisser à la garderie, et j’ai dû rester deux jours à la maison pour m’occuper d’elle. À mon retour au boulot, mon patron m’a fait une scène, m’accusant d’avoir abandon­né mes collègues et de l’avoir mis dans le pétrin. J’ai tenté de m’expliquer, mais en vain. Il agit comme si j’avais tout inventé pour m’offrir deux jours de congé. Je ne sais pas pourquoi, mais je me sens coupable de ne pas avoir trouvé d’autres solutions.»

Pourquoi votre patron vous culpabilise-t-il? Plusieurs raisons peuvent être avancées.

  1. Il est peut-être un workaholic irrécupérable. Pour le bourreau de travail, rien n’est plus important que sa vie professionnelle, et il s’attend à la même chose de la part de ses employés. Il aurait bien sûr préféré que vous confiiez votre enfant à n’importe qui et que vous vous présentiez au travail malgré tout. Libre à vous de conserver ce type de patron si les conditions de travail sont avantageuses. Sinon, changez de supérieur.
  2. Plusieurs employés utilisent peut-être souvent l’excuse des enfants malades pour prendre congé. Pour prouver que la maladie de votre enfant n’était pas une excuse, apportez-lui des preuves. Une ordonnance du médecin, le reçu de stationnement du CLSC, un coupon de caisse de la pharmacie attesteront de votre bonne foi.
  3. Il se peut qu’il ignore la raison de votre absence. À votre retour au travail, communiquez-lui la raison de votre absence avant qu’il vous range dans le groupe des traîne-savates.
  4. Il se peut que la maladie de votre enfant ait coïncidé avec une urgence organisationnelle. Dans ce cas, mauvais timing. Il vous en veut même si… Une bonne discussion vaudra mieux que de le laisser vous attribuer des motivations qui ne sont pas les vôtres.
    Dans tous les cas, évitez le sentiment de culpabilité. Ne laissez pas les perceptions erronées de votre patron et les rumeurs de corridor ternir votre image professionnelle. Mettez cartes sur table. Prenez les devants et faites fi des perceptions initiales. Vous avez une image à protéger, et le fait que vous vous occupiez de votre enfant devrait l’embellir et non l’entacher.

En résumé

  • Ne misez pas sur la télépathie. Expliquez les raisons qui motivent vos gestes.
  • Protégez votre réputation au travail. N’acceptez pas des propos qui entachent votre réputation.

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