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Chaque lundi, notre chroniqueur propose une série d’articles sur les patrons.

«Au cours du dernier mois, j’ai participé à trois foires commerciales. L’une à Québec, l’autre à Montréal, et la dernière à Toronto. Dans les trois cas, je me suis occupé de notre kiosque, j’ai emmené les gros clients manger et j’ai conclu de nombreux partenariats et ventes. Inutile de préciser que j’ai rapporté bien plus que je n’ai coûté. Pourtant, ce matin, mon patron est entré en coup de vent dans mon bureau en m’accusant de trop dépenser quand je suis à l’étranger en représentation. Je n’ai pourtant pas plus dépensé que l’an dernier. Et pour couronner le tout, il m’a même annoncé qu’une de mes dépenses ne serait pas remboursée parce que je n’avais pas le reçu: une course en taxi de 6,45$ à Toronto! Je n’en reviens toujours pas. Pourquoi, mais pourquoi me fait-il ça?»

Tout simplement parce que vous représentez une menace pour votre patron et qu’il tente de réduire votre estime personnelle en vous reprochant des niaiseries. C’est bon signe, bravo!

Mais n’ayez crainte, il n’a absolument rien contre vous, sinon croyez-vous vraiment qu’il vous agacerait avec ces 6,45$? Il vous craint. Il craint de vous perdre. Il craint que vous exigiez un meilleur salaire qui corresponde à ce que vous rapportez. Et Dieu sait que vous rapportez! En conséquence, il monte un dossier contre vous et tente de miner votre sentiment de valeur personnelle. Un dossier ridicule, mais un dossier quand même. Il pourra vous reprocher cet écart de 6,45 $ la journée où vous demanderez une augmentation de 1 000$.

Soyons sérieux. S’il a du temps à perdre, en avez-vous? Je suppose que non, alors voici ce que vous devez faire pour que cesse ce type de comportement.

Exigez des balises en ce qui a trait à votre compte de frais. Par exemple, nommez quelques clients importants et demandez-lui le montant maximal que vous devriez dépenser pour les inviter à souper. Vous remarquerez que les accusations cesseront rapidement quand vous serez plus précis. Il veut conserver ces clients et il n’a aucune envie de vous voir les inviter dans un casse-croûte.

Demandez-lui également à quelle heure vous devez mettre un terme à la rencontre. Il sait que certains clients aiment veiller tard, donc demandez-lui à quelle heure vous devez leur fausser compagnie pour réduire les dépenses. Vous verrez qu’il sera plus conciliant.

Finalement, dites-lui que vous laissez tomber les 6,45$, que vous comprenez les responsabilités du comptable, mais que, la prochaine fois, vous demanderez au chauffeur de taxi d’arrondir la somme de la course pour compenser.

Vous n’avez pas à courber l’échine chaque fois qu’un reproche vous est adressé, surtout s’il s’agit de broutilles.

En résumé

  • Vous n’avez pas à écouter votre patron quand il vous dérange pour des futilités.
  • Votre patron a des motivations cachées s’il s’attarde à des peccadilles.

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