Métro/Archives

Chaque semaine, notre chroniqueur répond à une question sur le comportement des patrons.

«Mon patron aura bientôt 70 ans. L’an dernier, il a fait un petit infarctus, mais dans le temps de le dire, il était de retour au boulot. Il travaille à longueur de semaine et n’a pas encore préparé sa relève en prévision du jour où il prendra sa retraite ou le jour où, plus probablement, la maladie aura raison de son énergie. Ai-je raison de m’en faire?»

Vous avez parfaitement raison d’être nerveux! Il y a tellement de patrons qui se pensent immortels et dont l’entreprise s’effrite quelque temps après leur décès. On les appelle les monarques.

Après le décès d’un monarque, la course à la succession transforme souvent les héritiers amicaux en combattants sans merci. C’est fou comme l’appât du gain peut changer les gens! Ces crises ont un impact immédiat sur le climat de travail et sur les résultats financiers.

Mais ce n’est pas tout. Les partenaires de l’entreprise deviennent également nerveux. Ainsi, il arrive que des banques retirent leur appui ou des
fournisseurs restreignent leur crédit.

Et il y a le fisc, qui peut s’avérer vorace. Si votre patron n’a pas planifié sa relève, il y a fort à parier qu’il n’a pas pensé à ce qui se produira quand il lèvera les pattes.

En d’autres mots, il y a péril en la demeure. Je vous invite à étudier la situation en pensant à votre avenir. Posez-vous quelques questions qui vous aideront à évaluer les risques que vous courez en continuant à occuper cet emploi. D’abord, vous entendez-vous bien avec les personnes susceptibles de diriger l’entreprise? Si vous êtes associé à un seul clan et que son chef perd la course, l’autre clan risque de vous étiqueter persona non grata.

Ensuite, pourriez-vous rapidement vous trouver un emploi si l’entreprise disparaissait? Si ce n’est pas le cas, suivez une formation pour mettre vos connaissances à jour et améliorer votre employabilité. Finalement, votre patron vous fait-il confiance? Vous écouterait-il si vous lui parliez de l’importance de planifier sa relève ou si vous lui suggériez d’assister à une conférence sur le sujet?

Enfin, si personne ne planifie l’avenir de l’entreprise, pensez à vous. Vous avez peut-être plus de vision que votre patron. Beaucoup de gens sont encore en pleine forme à 70 ans, mais compte tenu de ses antécédents médicaux et du temps qu’il passe au travail, votre patron aurait intérêt à prendre quelques heures pour rendre son entreprise moins dépendante de lui.

Aussi dans Au boulot! :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!