Métro Il y a de nombreux avantages à rester calme quand survient une crise.

Après la connexion avec l’estomac, la deuxième dimension de l’intelligence émotionnelle, c’est le contrôle de soi.

Connaissez-vous des gens qui perdent le contrôle et qui font ou disent des choses qu’ils regrettent quelques secondes plus tard? Connaissez-vous des gens qui doivent régulièrement demander pardon en présentant les excuses suivantes?

«Excusez-moi, tout le monde. Je ne sais pas ce qui m’a pris.»

«Je n’étais plus moi-même. Excuse-moi.»

De tels propos s’appliquent-ils également à vous? Vous arrive-t-il d’agir en brute préhistorique? Le monde a changé. Il a évolué et, à mesure que l’être humain a appris à maîtriser son environnement et s’est socialisé, l’autocensure est devenue de rigueur.

Aujourd’hui, si on veut éviter les regrets et l’obligation de s’excuser, on ne dit pas et on ne fait pas tout ce qui nous passe par la tête. Et pour nous aider dans cette tâche, il y a le lobe frontal, une section du cerveau spécialisée dans l’analyse logique des décisions. Cette section du cerveau a pour fonction de s’assurer que les impulsions provoquées par les émotions sont acceptables et, si elles ne le sont pas, elle a pour fonction de les stopper.

Le contrôle de soi, c’est la capacité à utiliser cette section de son cerveau avant de poser le geste que nos émotions nous donnent envie de faire. Grâce à cette faculté, vous pouvez résister à la tentation et contrôler les réactions qui vous donneraient une mauvaise réputation aux yeux d’autrui.

Il y a de nombreux avantages à rester calme quand survient une crise. Premièrement, cela peut vous éviter de faire quelque chose que vous regretteriez par la suite (une dépense inutile qui viendrait grever votre budget discrétionnaire, une parole qui dépasserait votre pensée, etc.). Deuxièmement, cela vous permet de projeter une image d’assurance qui fait grandir votre crédibilité aux yeux des gens que vous côtoyez. Troisièmement, cela vous aide à cultiver de bonnes relations avec les gens qui vous entourent.

Comment pouvez-vous faire en sorte que votre lobe frontal prenne le contrôle quand vos émotions sont de plus en plus fortes? Voici une activité qui vous aidera à développer cette deuxième facette de l’intelligence émotionnelle.

La distanciation
Si vous sentez que vous perdez le contrôle de ce que vous êtes en train de faire, arrêtez tout! Prenez quelques grandes respirations et rappelez-vous qui vous êtes. Vous êtes un être humain et vous vous trouvez actuellement dans une situation que vous pouvez vous permettre d’analyser comme si vous étiez un observateur.

Comment cet observateur commenterait-il ce que vous êtes en train de faire? Quel conseil vous donnerait-il? Quels sont les enjeux? Ces enjeux sont-ils si importants qu’ils vaillent la peine de risquer une amitié ou une relation professionnelle pour les défendre? Quels seront, à court et à moyen terme, les effets probables de ce que vous vous apprêtez à faire? Ces effets correspondent-ils à vos objectifs personnels? Tout cela étant analysé, que vaut-il mieux faire dans la situation actuelle?

Quittez maintenant votre poste d’observateur. Reprenez votre rôle et agissez pour le mieux en tenant compte des conclusions de cette courte réflexion. Les émotions sont certes fort utiles, mais votre comportement devrait toutefois demeurer raisonnable avant que vous ne vous lanciez dans l’action.

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