Lors du deuxième débat opposant Hillary Clinton à Donald Trump dans le cadre de la prochaine élection présidentielle américaine, le monde s’attendait à tout, sauf à un freak show.

Quarante-huit heures auparavant, une vidéo a dévoilé la misogynie du magnat de l’immobilier. Cet enregistrement diffusé par le Washington Post aurait sonné le glas de la carrière politique de n’importe quel autre candidat. Pas Donald Trump. Tel un disciple de Machiavel, le roi de la téléréalité a détourné les regards en invitant au débat trois femmes qui ont accusé par le passé Bill Clinton d’agression sexuelle, notamment un viol!

Le débat présidentiel s’est alors transformé en un épisode digne de l’émission Big Brother. On avait l’impression que Trump imposait au public américain le choix entre un Donald qui ne fait que lancer des grossièretés sans victimes ou un Bill qui a été accusé par des victimes en chair et en os.

Hillary Clinton a de tas de choses à se reprocher, mais Donald Trump est un homme dangereux. Cet homme ne se contente plus d’intimider quiconque ose se mettre au travers de son chemin vers la Maison blanche, mais il détruit ses adversaires tout en leur foutant la trouille de leur vie.

Depuis les primaires, le candidat républicain propose une politique populiste basée sur l’insulte. Pour séduire sa base électorale, il méprise constamment la constitution de son pays. Il abreuve d’injures tout le monde, les femmes, les immigrants, les Mexicains, les musulmans, les LGBT, les Chinois, les Coréens du sud, les Japonais et la liste est encore longue.

Donald Trump a une capacité hallucinante de dénigrer les propositions de ses adversaires sans offrir d’alternatives claires et viables. Par exemple, sur l’immigration, il compte déporter des millions d’illégaux. Mais quand ses adversaires ou les journalistes lui demandent comment, ils n’ont droit qu’à des explications farfelues.

Pire, lors de ce deuxième débat, à une question sur cette vidéo le montrant débité des monstruosités sur les femmes, Donald Trump a réduit ses divagations à des propos de vestiaires pour rapidement dire qu’il ne va pas pour autant baisser ses bras pour détruire Daech! Et quand une citoyenne américaine de confession musulmane l’a questionné sur sa solution pour contrer l’islamophobie grandissante aux États-Unis, il lui a servi une réplique islamophobe. Comme quoi, les musulmans n’ont d’autres choix que de rapporter tout sur leur communauté aux autorités s’ils veulent être considérés comme de bons Américains!

Mais le comble de la soirée a été atteint quand le candidat républicain a essayé d’intimider sa rivale démocrate en lui assénant qu’une fois président, il fera tout pour la mettre en prison. Une première dans les annales de l’Occident! Et ce n’est pas fini.

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