Pablo Martinez Monsivais/Associated Press Donald Trump

Écouter les vérités alternatives de Donald Trump, voir sa meute le glorifier et regarder FOX News le sanctifier a de quoi décourager le plus optimiste des humains. Or, même dans cette Amérique guidée par la peur, la colère et la haine, il y a encore de grandes choses à admirer.

On peut reprocher à l’Amérique énormément de défauts, son côté va-t-en-guerre qui saccage des vies par milliers, comme en Irak, ou encore son appui aveugle à Israël aux dépens du peuple palestinien qui attend son pays depuis 1947.

On peut reprocher à l’Amérique son soutien indéfectible à des dictatures seulement par voracité mercantile, notamment certains pays musulmans qui avilissent la femme.

On peut être outré juste de l’existence du pénitencier de Guantánamo et de voir le nouveau président américain disserter, sans gène et en heure de grande écoute, sur les bienfaits de la torture pratiquée sur des prisonniers au mépris de la convention de Genève.

On peut être attristé de cette sacralisation de la violence raciale qui ronge l’Amérique dans ses entrailles ou de son affection mortifère des armes de guerre qui banalisent les tueries de masse.

Et que dire de cette Amérique conservatrice, qui prétend être le chef du fil du monde civilisé, alors qu’elle est incapable de reconnaître définitivement aux femmes le droit de disposer de leurs corps librement, qu’elle peine à respecter la communauté LGTB ou qu’elle essaye de museler les journalistes? Comment ne pas être ulcéré par cette Amérique qui glorifie le règne de l’argent qui a failli la détruire à maintes reprises?

Pourtant, malgré l’«Âge de Trump», cette Amérique demeure la pépinière de percées scientifiques et technologiques qui ont bouleversé positivement le quotidien des Terriens. Elle est aussi le berceau d’une pléthore d’immenses artistes, de sportifs et de personnalités marquantes de l’humanité, dans tous les domaines.

Ce grand pays demeure aussi avant-gardiste même en politique. Un exemple parmi d’autres, après chaque élection présidentielle, un ballet de hauts fonctionnaires s’opère dans cet immense pays avec une clarté et une fluidité déconcertantes. Suivre le processus de nomination des mandarins étasuniens est plus qu’édifiant. Voir en direct à la télévision le grand oral imposé aux futurs chefs de postes clés, comme le Département d’État, le Pentagone, la CIA ou le FBI est une grande leçon de transparence politique.

Certains argueront que ce ne sont que des formalités, car les républicains disposent de la majorité au sein des deux chambres du Congrès américain, mais un tel exercice, d’une telle envergure, n’est fait presque nulle part.

Pensons au Québec ou même au Canada. Qui peut mettre en question les choix du premier ministre aux postes clés de son cabinet en heure de grande écoute?

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