Au-delà des résultats sportifs, des statistiques avancées, de l’analyse des experts et des commentaires des gérants d’estrades, ce qui ressort chez le Canadien de Mont­réal, c’est son courage.

Cette série contre les Sénateurs en est l’illustration parfaite. Rien qu’au troisième match à Ottawa, les joueurs des Glorieux se sont fait frapper plus d’une soixantaine de fois, et frapper n’est qu’un euphémisme, car leurs adversaires les ont malmenés rudement.

Comme dirait l’autre, les Canadiens sont «petits» et font face, soir après soir, à des joueurs plus gros, plus grands et plus robustes. Pourtant, la violence de leurs adversaires ne les ralentit pas.

On l’a aussi vu l’an dernier lors de la série contre les Bruins de Boston. Les Glorieux ont eu droit à des corrections en règle à chaque match, mais ils ont démontré un courage inouï pour battre leurs pourfendeurs.

Et s’il y a un joueur qui incarne parfaitement cette identité du Canadien, c’est Brendan Gallagher. Ce petit joueur d’à peine 1,75 m pour 82 kg s’est fait rudoyer plus d’une vingtaine de fois à Ottawa. Des assauts qui, par leur violence, équivalent à des chocs qu’on subit dans des accidents de la route.

Mais le 147e choix au total, en 2010, des Glorieux n’a jamais abdiqué. Après chaque mise en échec, agression ou séance de brasse-camarade entre deux sifflets, à la mise en jeu suivante, le natif d’Edmonton se dresse devant ses bourreaux pour les défier.

Certes, cette équipe dispose de jeunes talentueux à l’image de Carey Price, P.K. Subban, Max Pacioretty et Alex Galchenyuk, des étoiles bien entourées par les vétérans Andreï Markov et Tomas Plekanec, mais son identité se reflète surtout dans ses héros obscurs.

Et le premier nom qui vient à l’esprit celui de Dale Weise. Ce joueur fait partie de cette confrérie de joueurs coriaces comme Brandon Prust, Tom Guilbert, Lars Eller et Jacob de la Rose qui assument le sale boulot et laissent les honneurs aux étoiles. Justement, dans les séries, le beau jeu et la finesse ne suffisent plus. Il faut le travail acharné, la rigueur, la solidarité et le courage.

Avec brio, Marc Bergevin a su dénicher d’autres joueurs de cette trempe, les Brian Flynn, Torrey Mitchell, Jeff Petry et le «train» Devante Smith-Pelly. Quant à Michel Therrien et à son staff, ils ont toujours eu la main heureuse pour soutirer le maximum de leur troupe.

Quelle que soit l’issue de ces séries, les Canadiens forment une équipe concentrée, même quand l’adversaire joue la carte de l’intimidation. Ils jouent avec confiance et croient toujours à la victoire grâce à une éthique de travail et un esprit d’équipe incroyables. Les Canadiens «veulent en maudit».

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