Mike Carlson

Avant sa 2e série contre le Lightning de Tampa Bay, le Canadien de Montréal est, encore une fois, le négligé des observateurs, car son adversaire l’a surclassé haut la main, cinq fois en saison régulière!

Les Glorieux viennent d’éliminer en six matchs les Sénateurs d’Ottawa, la meilleure équipe de la LNH depuis le 1er février dernier, pourtant, personne ne les prend au sérieux.

Au premier tour, on a eu droit à la petite taille du Canadien qui manque cruellement d’un joueur de centre et d’un ailier gros format pour pouvoir gagner les batailles le long des rampes, tasser les défenseurs géants et déranger les gardiens adverses, avant d’espérer marquer des buts.

Pour ce second tour, les mêmes analystes et gérants d’estrade pérorent davantage sur la disette de l’attaque du Canadien et sa supériorité numérique en panne sèche, deux aspects indignes d’un futur champion de la coupe Stanley.

Pour vous dire, même mon ami Walid, le détenteur de billets de saison qui carbure aux Habs, après la joie de la 6e victoire, a perdu la foi. Il m’a rappelé avec dépit, lui aussi, que notre équipe ne marque pas de buts.

Si même Walid, un «talifan» du Canadien, le dit, quelque chose cloche! Mais qui marque des buts à la tonne au printemps? Ne dit-on pas qu’avec des buts, une équipe gagne des matchs, mais qu’avec la défense elle gagne des championnats?

Lors du premier tour des séries 2015, qu’ont fait les grands canons des autres équipes élites de la LNH, les gros ailiers comme Alex Ovechkin, Steven Stamkos et Rick Nash? Ils marquent peu ou pas et leurs attaques massives se cherchent!

Dans la vie de tous les jours comme dans les sports collectifs, les réalisations et honneurs individuels importent peu. Pour gagner, il faut jouer en équipe et se sacrifier pour son groupe.

À titre d’analogie, au soccer, en 2010, la dream-team espagnole a gagné sa première et unique Coupe du monde en marquant 8 buts en 7 matchs, car son jeu d’équipe serré étouffait ses adversaires dans leurs zones.

Même si des spécialistes et gérants d’estrade dénigrent le Canadien de l’ère Marc Bergevin et Michel Therrien, il n’en demeure pas moins que cette équipe – malheureusement pour ses adversaires et heureusement pour ses fans – envoie sur la glace le meilleur gardien au monde entouré d’une équipe rapide et soudée bâtie par des joueurs qui, match après match, étouffent ses adversaires et les épuisent avant de leur asséner le coup de grâce, au bon moment.

 

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