Yves Provencher/Métro Jullie Snyder en point de presse

Que retient-on de la saga de Julie Snyder pour avoir droit à l’aide de l’État? Que les affaires et la politique ne font pas bon ménage!

En effet, pour récupérer son crédit d’impôt, la bataille de Julie Snyder aurait pu être facilement gagnée avec les appuis non négligeables de la communauté des affaires et du grand public. Mais ça n’a pas été le cas, car cette bataille se mène strictement sur le terrain politico-politicien.

Justement, quand Julie Snyder s’est présentée aux médias pour déplorer sa perte «injustifiée» de l’aide publique, il fallait vraiment être un sans cœur pour ne pas verser une larme. On a eu droit à l’image du gouvernement qui arrache des bras d’une maman son bébé, les Productions J!

Mais, au lieu d’un élan populaire et du lobbying efficace des gens d’affaires, se sont quelques péquistes qui sont montés au créneau. Rapidement, ils ont accusé les libéraux de mesquinerie et de sexisme contre une femme d’affaires parmi les plus douées de sa génération.

Du tac au tac, les libéraux ont jeté le blâme sur les péquistes qui, peu avant la dernière campagne électorale, ont versé dans le clientélisme pour permettre à Julie Snyder de se qualifier au soutien de l’État.

Le gouvernement Couillard s’est targué ainsi d’avoir rétabli une mesure du gouvernement péquiste de Bernard Landry, en 2003, pour réserver les crédits d’impôt uniquement aux producteurs indépendants.

Dans la foulée de cette guéguerre politique, les libéraux ont botté en touche l’accusation de sexisme, car les fils du propriétaire du Canal Évasion se sont vu refuser le même crédit d’impôt.

Faute de munition pour retourner l’opinion publique de leur bord, les ultras des péquistes se sont contentés des coups au bas de la ceinture de leur chef. Pierre Karl Péladeau a ironiquement envoyé ses condoléances à son adversaire Philippe Couillard à la suite de l’annonce du décès de son «ancien associé» Arthur Porter, avant de s’en prendre aux médias de Power Corporation, et donc aux Desmarais.

Ce n’est que le début d’une téléréalité politique de bas étage. Cette escalade à n’en plus finir entre péquistes et libéraux polarisera encore plus une société québécoise martyrisée par une décennie de batailles sur une identité à définir.

Et tenez-vous bien, ça va devenir de plus en plus laid, car de telles attaques totales de bouette se multiplieront d’ici la prochaine élection provinciale! Encore trois ans de chamaillages sur des querelles stériles, des écrans de fumée, qui éclipsent «les vraies affaires».

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