Montréal sait être laide avec ses interminables tracas quotidiens, mais elle sait aussi être estivale, joyeuse, belle et accueillante pour tous. Surtout l’été.

Notre métropole rebute son visiteur non averti avec ses rues insalubres, surtout au cœur du centre-ville avec ses routes sinistrées, ses nids de poule légendaires et ses cônes orange qui poussent comme des champignons, sans oublier son blocus imposé par ses ponts désuets éternellement en réparation.

Oui, certains jours, avec ses multiples maires d’arrondissement et ceux de ses villes défusionnées et leur pléthore d’élus, le Montréalais moyen se sent pris en otage d’une ville balkanisée au point de douter qu’elle ait un vrai patron à l’Hôtel de ville.

Oui, certains soirs de canicule, quand monsieur et madame Tout-le-Monde ouvrent leurs fenêtres pour se rafraîchir, ils font face aux bruits stridents des avions et des climatiseurs perchés aux fenêtres du voisinage. C’est l’insomnie garantie avec l’équivalent de plusieurs vieux frigos qui crachent leur bruit toute la nuit.

Mais Montréal sait aussi être belle, surtout l’été. Cette première grande joie dans ma nouvelle vie dans ma ville d’adoption a coïncidé avec la fin du printemps et le début de l’été, la saison du réveil de ma ville.

Mon premier été a été une révélation, car je n’ai jamais soupçonné qu’une ville pouvait traverser un hiver glacial et terne pour se jeter complètement dans les bras d’un été ensoleillé et estival. Oui, Montréal sait le faire à merveille!

Dès que la saison des maillots se pointe, les foules prennent d’assaut des trottoirs. De jour comme de nuit, les terrasses des bars, des restaurants et des cafés ne désemplissent pas, sauf le temps d’une averse comme seule Montréal sait en recevoir.

Quant aux parcs et leurs piscines publiques, ils sont La Mecque de tous. Les barbecues fleurissent à l’abri des arbres et les odeurs des mets des quatre coins de notre planète éblouissent les sens.

Dans ces lieux de villégiature urbaine, Montréal dans sa diversité se côtoie, certes, sans s’adresser la parole, la plupart du temps, mais elle vit dans une proximité insoupçonnée sans le soleil. Les enfants de toutes les origines courent, sautent, roulent, jouent, hurlent, tombent, pleurent et plongent sous les regards d’adultes, tantôt amusés, tantôt dépassés!

Et les soirs, il est impossible de ne pas profiter d’un des festivals qui envahissent le centre-ville et de plus en plus les autres arrondissements, mêmes les plus reculés.

J’aime Montréal l’estivale!

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