L’internet a ruiné la presse écrite traditionnelle et il aura prochainement la peau des télés conventionnelles.

Vendredi soir dernier, les Championnats du monde d’athlétisme 2015 ont pris leur envol à Pékin. Alors que le Marathon des hommes s’est élancé dans les rues de la capitale chinoise, que diffusaient nos télés? Les Galas 2008 du festival Grand Rire de Québec à Radio-Canada, L’arbitre à V, Juste pour rire à TVA, le NASCAR à RDS, le Tennis ATP à RDS 2, La science du sport à RDS Info, encore le Tennis ATP à TVA Sports et les infos du sport à TVA Sports 2!

Deux jours après, alors que le globe suivait avec excitation le duel titanesque Bolt-Gatlin sur le 100 m, l’épreuve reine de ces championnats, nos télés étaient encore aux abonnées absentes.

Imaginez-vous la crispation de l’amateur qui rate l’explication historique entre les deux sprinteurs les plus rapides de tous les temps? On ne boude pas une course mémorable où la foudre a encore frappé le Nid d’oiseau de Pékin, une finale de folie où le Jamaïcain Bolt a déclassé l’Américain Gatlin et où De Grasse, le phénomène canadien, a décroché le bronze!

Heureusement, le public n’a plus à se morfondre devant ses télévisions qui ne le regardent plus. Depuis quelques années, la télé sur l’internet a fait un pas de géant. Et je n’ai plus à tourner en rond comme un fou pour trouver comment suivre mes sports préférés.

En effet, l’un des deuils les plus difficiles à digérer, après mon arrivée au Québec, a été l’impossibilité de suivre des événements majeurs du sport mondial, comme les réunions estivales d’athlétisme.

C’était une époque où la diffusion par l’internet n’était pas encore accessible. J’ai dû alors me résoudre à attendre les Jeux olympiques pour nourrir ma passion. Mais quatre ans, c’est long.

Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Rien que cet été, j’ai pu suivre dans des conditions incroyables, et en français s.v.p., la Copa America, le Championnat du monde de natation à Kazan et la plupart des matchs préparatoires de mes équipes de foot préférées, surtout le Barça.

Ayant renoué ainsi avec la production sportive des télés étrangères, j’ai retrouvé des moments incroyables de sport où les caméras sont partout pour offrir des reportages en temps réel, sur plusieurs plateaux et avec une analyse sophistiquée sur place.

Avec BeIN SPORTS, Canal+ et France télévision, l’amateur francophone reçoit le summum de l’expérience sportive télévisuelle. Une production que nos télés ne se permettent que pour couvrir le Canadien ou les JO!

Dans la foulée, même si je suis abonné au câble, j’ai préféré suivre, entre autres, la Coupe Rogers, la Formule 1 et le foot sur des chaînes d’ailleurs. Vive la télé sur l’internet!

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