Auriez-vous imaginé ce qu’aurait été notre mois d’octobre si le Canadien avait mal entamé sa saison, et ce, en pleine campagne électorale fédérale, l’une des plus longues et des plus laides de l’histoire du Canada? Je n’ose même pas y penser!

En un mot : invivable. Heureusement, le Canadien joue un hockey inspirant, même si les éternels sceptiques – sûrement des conservateurs qui voient du mal partout – ne cessaient de décrire notre équipe comme celle d’un seul joueur, Carey Price.

Comme si on devait avoir honte que le meilleur gardien au monde joue dans notre cour! Certes, lors du premier match contre Toronto, nos joueurs étaient en rodage et notre cerbère a dû faire face à un barrage de tirs. Mais, par la suite, au fur et à mesure que les matchs se corsaient, nos glorieux, comme un seul homme, ont su remplir nos salons de joie.

Justement, ce que nous ressentons comme bonheur grâce à nos Canadiens est à des années-lumière de ce que nous imposaient depuis une décade Harper et ses troupes. Alors que les conservateurs divisent pour mieux régner, les joueurs du Canadien acceptent leurs rôles respectifs, comme une vraie équipe, car ils ont confiance en leur entraîneur-chef expérimenté et son personnel majoritairement québécois.

Tout ce beau monde dans sa diversité se sacrifie pour la bonne cause sous la houlette d’un management visionnaire, d’abord celui d’un directeur général de chez nous qui a du cœur et de l’éthique au travail sous la supervision d’un propriétaire — lui aussi un enfant du pays — respectueux des valeurs et de l’histoire séculaire du Canadien.

Alors, lors de ce match d’ouverture officielle de la saison 2015-2016 devant ses partisans, le Canadien a sorti un match mémorable. Comme diraient les gérants d’estrade, en octobre, on a eu droit à une partie digne des séries du printemps.

Ce match est historique, car le Canadien a réussi une cinquième victoire de suite pour entamer une saison. Une première jamais réalisée par les glorieux en 106 ans d’existence.

Toutefois, ce qui est encore plus qu’historique, ce sont ces pas de danse exécutés par le flegmatique Andreï Markov autour de PK Subban avant de recevoir le flambeau de son coéquipier lors de la cérémonie de présentation des joueurs. Une chorégraphie digne d’un John Travolta dans Saturday Night Fever!

Avec un Stephen Harper qui ne cesse de nous faire peur, qui n’a d’autre programme que de nous diviser pour rempiler pour un quatrième mandat, le Canadien nous donne l’envie de vivre ensemble, de nous surpasser et de gagner.

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