Richard Wolowicz/Getty Marc Bergevin

Le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, vient de se révéler à la planète québécoise du hockey comme un dirigeant qui ne panique pas dans la tempête. Un chef qui fait face à ses responsabilités avec détermination.

Dans nos radios, nos télés ou notre presse écrite, des experts du hockey montrent injustement du doigt Marc Bergevin, car, selon eux, il a failli à sa tâche principale : dénicher deux véritables gros attaquants talentueux, un centre et un ailier droitier, qui peuvent piloter avec Max Pacioretty un premier trio digne de ce nom.

D’ailleurs, qui pourrait cracher sur un Anze Kopitar des Kings de Los Angeles, un Steven Stamkos du Lightning de Tampa Bay ou un Patrick Kane des Blackhawks de Chicago?

Hélas, aucune équipe n’est encline à se départir de ce genre de joueur rare et précieux. Et si par magie ces joueurs étoiles étaient disponibles, on ne pourrait les avoir sans sacrifier en échange d’autres joueurs du même niveau.

Or le Canadien ne compte que trois joueurs courtisés partout: Carey Price, le meilleur gardien au monde, P.K. Subban, l’un des meilleurs défenseurs au monde, et Max Pacioretty, l’un des attaquants les plus prolifiques de sa génération.

Accueillir deux étoiles en cédant en retour deux étoiles annule l’opportunité d’une telle transaction. Mais la meute crie qu’il faut vite effectuer un échange, même au risque d’hypothéquer l’avenir de l’organisation.

C’est dans ces moments-là, les moments des choix déchirants, que les grands dirigeants se démarquent.

Que ce soit dans un simple organisme communautaire, une petite PME ou une multinationale, les employés grenouillent dans les allées d’une organisation quand celle-ci pique du nez. Et plus le temps passe, plus tout un chacun montre du doigt son voisin de bureau comme le responsable de la débandade.

Dans cette tourmente, le dirigeant se fait assaillir de toutes parts de conseils empoisonnés vociférés par des prophètes de malheur. Dans ce climat délétère, le vrai chef émerge pour montrer de quel bois il se chauffe.

Face aux journalistes, le «p’tit gars de Pointe-Saint-Charles» n’a pas cédé. Pour mettre fin à la zizanie, en bon directeur général, il a pris sur lui le blâme de la crise qui secoue son équipe.

Dans la foulée, Marc Bergevin a affirmé qu’il jouit à 100 % du soutien du propriétaire de l’équipe, Geoff Molson, a défendu son entraîneur-chef jusqu’au bout et par ricochet a offert à ses joueurs l’opportunité de s’exprimer sur la glace avec moins de poids sur leurs épaules.

À suivre.

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