Getty Images P.K. Subban et Andrei Markov

Dans le vestiaire du Canadien, il est bien écrit dans les deux langues officielles la devise de l’équipe partagée par la direction, les entraîneurs et les joueurs: Pas d’excuses/No excuses!

Hélas, depuis décembre dernier, on n’a droit qu’à des excuses pour expliquer la déroute de l’équipe. Pourtant, cette équipe a tous les atouts pour faire partie des dix meilleures équipes de cette ligue. Et il ne lui manque pas grand-chose pour aspirer à la Coupe Stanley.

Avec Carey Price ou pas, cette équipe peut rivaliser avec la grande majorité des 29 autres formations de la LNH. En témoignent les victoires remportées avec Mike Condon comme gardien lors de la première absence de Price en novembre dernier. Alors, comment expliquer la débandade du Canadien?

Oui, sans Carey Price, cette équipe est amputée de son meilleur joueur, le meilleur de la planète hockey selon ses pairs. Oui, cette équipe a besoin de trois joueurs d’élite, un défenseur, un centre et un ailier droit, mais à part peut-être les Blackhawks de Chicago, les Kings de Los Angeles ou les Capitals de Washington, toutes les équipes du circuit Betman manquent de deux à trois joueurs clés, car aucune équipe n’en a jamais assez!

La seule excuse valable dans le cas du Canadien est le manque d’encadrement à l’intérieur de la chambre des joueurs. Car ni les entraîneurs, ni la direction ne peuvent jouer ce rôle. D’autant plus, avec un nouveau et jeune capitaine introverti, comme Max Pacioretty, qui peut traîner ce club sur son dos dans la tempête?

Ce qui est flagrant, c’est le manque de vétérans capables de mener un groupe de jeunes qui ne sait plus où donner de la tête dans la tourmente.

Certes, Andrei Markov et Tomas Plekanec sont des vétérans qui ont grandi dans le giron du Canadien depuis que cette équipe les a repêchés, mais ils ne sont pas des meneurs d’hommes capables de contrôler une chambre de joueurs.

Les jeunes du Canadien font partie d’une génération de millionnaires tatoués qui accèdent vite à la notoriété. Leur quotidien est un véritable bar ouvert au sens propre comme au figuré. Tous les excès leur sont permis en plus d’être les proies de mauvaises fréquentations. L’arrogance et la vanité sont alors les bienvenues!

La seule bonne nouvelle de cette chute brutale du Canadien, c’est que sa direction a vu de quel bois se chauffent ses jeunes et évalué ses joueurs de soutien.

Cela dit, et ça presse, il faut des vétérans respectés et de grands calibres pour assister le capitaine Pacioretty et encadrer les autres jeunes, les Subban, Galchenyuk et Beaulieu!

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