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À votre aspect physique, la couleur de votre tignasse ou celle de votre peau, ils croient lire en vous comme un livre ouvert. Ils prétendent savoir ce que vous êtes et énumèrent avec délectation vos défauts. Vous devenez leur souffre-douleur.

À votre code vestimentaire, ils vous collent l’étiquette de celui qui n’adhérerait jamais à leurs valeurs, leur histoire, leurs us et coutumes, leur culte. Leur culture. Pour un oui ou un non, ils font tout pour vous faire comprendre que vous êtes l’étrange.

À votre démarche, ils croient deviner ce que vous cachez, ce qui mijote dans l’obscurité de votre pensée, ce que votre cœur vous dicte. Ils s’imaginent détenir la clé de ce qui se trame en votre for intérieur.

Avec persistance, ils finissent toujours par vous pousser dans vos ultimes retranchements, à trébucher, à faire le geste de trop. Condescendants qu’ils sont, ils ne devinent jamais que vous êtes aussi capable de lire dans leurs pensées.

Et quand vous osez exprimer ce qu’ils entrevoient, ils s’emportent et définitivement vous collent l’étiquette du roi de la victimisation, l’épouvantable. Ils abattent leurs masques et montrent leur vrai visage: le mépris.

Dans la panique, vous doutez, vous croyez à tort que ces gens hostiles s’en prennent à vous parce que vous le méritez, vous, l’être insignifiant, celui qui ne vaut rien, qui est anormal.

Mais vous résistez, car dans un livre, quelque part, une phrase a remué votre courage à jamais; si on vous méprise, c’est parce que vous êtes différent, tout simplement.

Et là, ce n’est plus du venin qu’ils veulent vous distiller à petite dose. Désormais, ils comptent en finir avec vous. Ils appellent au peloton d’exécution, rien de moins.

Vous ne voulez plus plier l’échine, vous voulez vous insurger et, comme pour vous récompenser, une voix intérieure vous souffle: «Ne tombez pas dans ce piège, car même les géants titubent. Doutent!»

À cet instant, vous sentez toutes vos cellules ragaillardies. La montée d’une voix des fins fonds de votre âme, de votre inconscient, vous conjure: «La meilleure réponse à un mal est le silence!»

Soudainement, votre calme les effraye et sème le doute dans leur esprit. Votre paix brise les chaînes de leur mépris, et leur haine devient creuse! Ils s’affaissent, lâchent prise et se retournent pour jeter leur dévolu sur leur prochaine proie, leur prochaine victime, comme une meute.

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